Henri, Adolphe Pieyre de Boussuges

1848 - 1909

Informations générales
  • Né le 27 août 1848 à Nîmes (Gard - France)
  • Décédé le 22 février 1909 à Montblanc (Hérault - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 13 mars 1882 au 14 octobre 1885
Département
Gard
Groupe
Union des Droites

Biographies

Député de 1832 à 1885, né à Nîmes (Gard) le 27 août 1848, arrière-petit-fils de Jean Pieyre qui fut député en 1791, il s'adonna à la littérature, et publia quelques romans, parmi lesquels : Débora, Gilberte, Le bel Achille, Les infortunes d'un communard, etc.

Il servit pendant la guerre de 1870-71, fut cité à l'ordre du jour à la reprise de Châteaudun, puis fit campagne en Espagne avec don Carlos, et fut décoré.

Le 12 mars 1882, lors de l'élection partielle motivée par le décès de M. Bosc, il fut élu, au second tour, député de l'arrondissement d'Uzès, par 6,756 voix sur 19,444 votants et 26,794 inscrits, contre 6,496 à M. Fernand Roux, et 6,085 à M. Bonnefoy-Sibour. M. Pieyre siégea à droite, parla sur le vinage, sur la politique coloniale, sur la réforme de la magistrature, déposa des projets de loi sur la médaille du Tonkin, sur la pension accordée aux enfants d'Abd-el-Kader, sur la dépopulation des campagnes, sur la dénomination des régiments, etc., et vota:

- contre les crédits du Tonkin,
- pour ceux de Madagascar,
- contre la politique scolaire du gouvernement,
- contre la réforme de la magistrature,
- pour la vente des diamants de la couronne avec affectation du produit à une caisse des invalides du travail,
- contre le renouvellement des traités de commerce.

Porté, aux élections du 4 octobre 1885, sur la liste conservatrice du Gard, il échoua avec 52,232 voix sur 110,923 votants et 133,886 inscrits ; il ne fut pas plus heureux à une élection partielle, deux mois après (13 décembre), nécessitée par l'option de M. Madier de Montjau pour la Drôme ; il ne recueillit une 40,506 voix contre 50,003 au candidat radical élu, M. Gaussorgues.

Date de mise à jour: février 2018


Né le 27 août 1848 à Nîmes (Gard), mort le 22 février 1909 à Montblanc (Hérault). Député du Gard de 1882 à 1885. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 631.)

Adolphe Pieyre se représenta sans succès dans la circonscription d'Uzès aux élections de 1889 : en tête au premier tour avec 8.175 voix sur 19.955 votants, il fut battu au second tour par Bonnefoy-Sibour, 11.532 voix, n'ayant obtenu lui-même que 8.762 voix sur 20.505 votants. Cet échec survenant après celui d'octobre puis de décembre 1885, le détourna désormais de la compétition électorale.

Adolphe Pieyre était entré au conseil municipal de Nîmes à l'âge de 25 ans et avait marqué son passage dans cette assemblée par un grand nombre de travaux d'utilité publique et d'embellissement.

Après son échec de 1889, il s'adonna complètement à l'agronomie et aux lettres. Ayant, à l'aube de la IIIe République, reconstitué grâce à des plants américains des vignobles ravagés par le phylloxera, il créa dans sa propriété de Castelfort, à Montblanc dans l'Hérault, un vignoble qui fut d'un certain renom. Mais c'est aux lettres qu'Adolphe Pieyre donna le plus clair de ses soins.

Il est l'auteur de plus d'une vingtaine d'ouvrages en prose, en vers, pour la scène ou pour l'histoire, principalement à la gloire de sa ville natale, dont une Histoire de Nîmes de 1830 à nos jours (1888) en trois volumes, et parmi lesquels on peut citer L'épreuve (1904), Lettres de ma garrigue, un Guide de Nîmes, en vers.

Collaborateur du Figaro et du Gaulois, membre de la Société des gens de lettres depuis 1886, de la Société des Agriculteurs de France, secrétaire de la Société des amis des arts, il était le directeur de la Revue du Midi.

Il mourut le 22 février 1909 dans son château de Castelfort à Montblanc, à l'âge de 61 ans.


Retour haut de page