Joseph de Gelcen

1826 - 1899

Informations générales
  • Né le 12 septembre 1826 à Prades (Pyrénées-Orientales - France)
  • Décédé le 21 juillet 1899 à Prades (Pyrénées-Orientales - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 30 novembre 1877
Département
Pyrénées-Orientales
Groupe
Union des Droites

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1877, né à Prades (Pyrénées-Orientales) le 12 septembre 1826, il fut à diverses reprises, dans son département, porté candidat par les conservateurs royalistes, d'abord à l'Assemblée nationale le 8 février 1871: il obtint 8,526 voix sur 29,916 votants; puis le 20 février 1876, à la Chambre des députés : il réunit alors, dans l'arrondissement de Prades, 5,051 voix contre 5,056 à M. Escanyé, républicain, élu.

Mais après la dissolution de la Chambre des députés, M. de Gelcen, désigné par le gouvernement du Seize-Mai comme candidat officiel du maréchal de Mac-Mahon, fut proclamé député de Prades, le 14 octobre 1877, avec 5,381 voix (10,744 votants, 13,532 inscrits). Cette élection souleva de nombreuses protestations, et le 8e bureau de la Chambre nouvelle, auquel ces protestations furent soumises, conclut à l'invalidation. M. de Gelcen se défendit lui-même dans la séance du 30 novembre 1877, s'avoua « légitimiste ardent », et ajouta: « Mon honorable concurrent eût pu ajouter que non seulement je suis légitimiste, mais que je suis, ce sont là deux choses qu'on ne peut séparer, catholique, c'est-à-dire clérical. Ces deux expressions sont à mes yeux synonymes. » M. Henri Villain, rapporteur, répondit en citant divers faits de pression électorale, tels que la suppression de 18 conseils municipaux dans l'arrondissement de Prades et l'envoi d'une lettre circulaire du sous-préfet aux maires, avec des arrêtés en blanc pour la fermeture des cafés fréquentés par des républicains. L'invalidation fut prononcée par la majorité de la Chambre, et M. de Gelcen ne s'étant pas représenté, M. Escanyé fut élu, à sa place, le 27 janvier 1878.

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