François, Joseph Gastu

1834 -

Informations générales
  • Né le 18 novembre 1834 à Sorède (Pyrénées-Orientales - France)
  • Décédé à une date inconnue

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Anciens départements d'Algérie
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 27 octobre 1881
Département
Anciens départements d'Algérie
Groupe
Gauche républicaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

député de 1876 à 1881, né à Sorède (Pyrénées-Orientales) le 18 novembre 1834, étudia le droit, se fit recevoir avocat et s'inscrivit au barreau d'Alger (1859). Après le 4 septembre 1870, il fut élu membre du conseil municipal de cette ville, et, l'année suivante, il devint membre du conseil général, qu'il présida. Co conseil ayant été dissous, M. Gastu fut renommé conseiller général en 1372, et maintenu par ses collégues au fauteuil de la présidence. En sa qualité d'adjoint faisant fonctions de maire d'Alger, il refusa de prendre un arrêté interdisant la circulation des voitures dans les rues pendant les processions: cette attitude le lit révoquer par le ministère de Broglie, le 21 mars 1874. Lors des élections du 20 février 1876 pour la Chambre des députés, il se porta candidat républicain à Alger, et fut élu par 5,822 voix (9,300 votants, 15,560 inscrits), contre 2,544 à M. César Bertholon et 525 à M. Pages. Il fut des 363, et, comme tel, obtint sa réélection, le 14 octobre 1877, par 10,356 voix (10,969 votants, 17,809 inscrits). M. Gastu reprit sa place dans la majorité, vota notamment pour les invalidations des députés de la droite, appuya le ministère Dufaure, se prononça pour l'article 7 de la loi sur l'enseignement supérieur, pour l'invalidation de l'élection Blanqui, et soutint de ses votes, jusqu'à la fin de la législature, la politique opportuniste. En juin 1881, il déposa, avec ses collègues d'Algérie, une demande d'interpellation sur la mauvaise direction donnée à la répression du marabout Bou-Amena, qui s'était soulevé dans la province d'Oran. Candidat au renouvellement du 21 août 1881 dans les deux circouscriptions d'Alger, il échoua: dans la 1re, avec 2,183 voix contre 2,606 à M. Letellier, radical, élu, et dans la seconde avec 2,675 contre 3,596 à M. Mauguin, autre candidat républicain radical, élu.

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