Hippolyte, François Clérel de Tocqueville

1797 - 1877

Informations générales
  • Né le 1er novembre 1797 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 18 mai 1877 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 9 juillet 1871 au 7 mars 1876
Département
Manche
Groupe
Gauche républicaine

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 15 décembre 1875 au 18 mai 1877

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1871, sénateur de 1875 à 1877, né à Paris le 1er novembre 1797, mort à Paris le 18 mai 1877, frère d'Alexis-Charles-Henri Clérel de Tocqueville (1805-1859), représentant en 1898 et en 1849 et ministre des affaires étrangères de juin à octobre 1849, François-Hippolyte Clérel, comte de Tocqueville servit dans l'armée de 1818 à 1830 ; il était capitaine aux dragons de la garde royale, quand il donna sa démission, après les journées de Juillet, et s'occupa d'agriculture.

Conseiller général de la Manche, président de la société d'agriculture, maire de Beaumont, il publia plusieurs brochures parmi lesquelles : Sur les moyens de remédier à la mendicité et au vagabondage (1849), Mémoire sur l'amélioration des chevaux normands (1842). Il se tint à l'écart de la politique sous l'Empire, et se rallia après 1870 à la République conservatrice. Dans une lettre adressée à M. Ferré des Ferris (juin 1871), il se déclara ouvertement hostile aux tentatives de restauration monarchique :
« Convaincu, écrivait-il, que l'établissement définitif de la République peut seul nous sauver de l'anarchie, je voudrais, s'il était possible, voir la France entière le demander avec moi... Je ne puis oublier qu'Alexis de Tocqueville était mon frère... et que cette ombre chère me désavouerait si, dans l'occasion présente, alors que la République existe, je ne concourais de tous mes efforts à affermir une institution qu'il nous apprit à regarder comme éminemment tutélaire et à laquelle se trouve, j'oserais le dire, indissolublement attaché le nom que je porte. »

Lors de l'élection complémentaire du 9 Juillet 1871, pour donner un remplaçant au prince de Joinville qui avait opté pour la Haute-Marne, M. de Tocqueville fut élu représentant de la Manche à l'Assemblée nationale, par 38 320 voix (67 216 votants, 149 202 inscrits), contre 27 580 à M. Malicorne.

Il se fit inscrire au centre gauche et à la gauche républicaine, fut élu, le 8 octobre suivant, conseiller général de la Manche pour le canton de Beaumont, et vota, à l'Assemblée :

- pour la dissolution,
- contre la chute de Thiers au 24 mai,
- contre le septennat, la loi des maires, l'état de siège,
- contre le ministère de Broglie,
- pour l'amendement Wallon
- et pour l'ensemble des lois constitutionnelles.

Il saisit (3 octobre 1872, 2 octobre 1873), comme président des concours de la société d'agriculture de Cherbourg, les occasions qui lui furent offertes de réclamer l'affermissement des institutions républicaines, fut révoqué de ses fonctions de maire le 23 février 1874, et, lors de la discussion des lois constitutionnelles (25 février 1875), parla en faveur de l'établissement définitif de la République « dans ce pays fatigué de trop de dynasties. »

Le 15 décembre 1875, l'Assemblée nationale le nomma sénateur inamovible, le 58e sur 75, par 340 voix (676 votants).

Au Sénat comme à la Chambre, M. de Tocqueville siégea parmi les républicains conservateurs.

Il succomba aux suites d'une attaque de paralysie, et fut remplacé, le 15 novembre 1877, comme sénateur à vie, par le comte de Greffülhe.