Edme, Louis, Gustave Tridon

1841 - 1871

Informations générales
  • Né le 1er janvier 1841 à Châtillon-sur-seine (Côte-d'Or - France)
  • Décédé le 29 août 1871 à Bruxelles (Belgique)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 3 mars 1871
Département
Côte-d'Or
Groupe
Extrême-gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1871, né à Châtillon-sur-Seine (Côte-d'Or) le 1er janvier 1841, mort à Bruxelles (Belgique) le 29 août 1871, il vint étudier le droit à Paris.

Reçu licencié, il se mêla ardemment au mouvement démocratique dans les dernières années de l'Empire, et se fit connaître dès 1864 par une brochure intitulée : Les Hébertistes, plainte contre une calomnie de l'histoire. Fondateur du Candide, journal philosophique et révolutionnaire qui fut saisi à son huitième numéro (27 mai 1865) et supprimé par décision judiciaire, Tridon fut lui-même condamné à six mois de prison. Pendant sa détention à Sainte-Pélagie, il entra en relation avec Blanqui, dont il devint le disciple fervent et l'ami dévoué. Vers la même époque il s'affilia à l'Internationale, et assista en 1866 au congrès que cette Société tint à Genève. Arrêté peu après sous l'inculpation d'avoir fait partie de la société secrète dite du café de la Renaissance, Tridon fut encore condamné (janvier 1867) à quinze mois de prison et à 100 francs d'amende. Lorsqu'il sortit de prison, son père venait de mourir en lui laissant environ 60,000 francs de rente. Il n'en resta pas moins fidèle à la cause qu'il avait embrassée. En 1869, il publia une nouvelle brochure révolutionnaire intitulée : Gironde et Girondins. Impliqué, le 19 janvier 1870, dans le procès qui se déroula devant la haute cour de Blois, comme complice d'attentat contre la sûreté de l'Etat et contre la vie de l'empereur, Tridon passa en Belgique et fut condamné par contumace à la déportation simple (9 août).

La révolution du 4 septembre 1870 lui permit de rentrer à Paris. Il fonda avec Blanqui, pendant le siège, le journal la Patrie en danger, et attaqua violemment le gouvernement de la Défense Nationale; mais il n'assista pas à l'affaire de l'Hôtel de Ville au 31 octobre, en raison du mauvais état de sa santé.

Lors des élections du 8 février 1871 pour l'Assemblée Nationale, il obtint dans le département de la Seine 65,707 voix seulement, sur 328,970 votants. Mais le même jour, il fut élu représentant de la Côte-d'Or à l'Assemblée Nationale, le 8e et dernier, par 32,721 voix (73,216 votants, 116,813 inscrits). Il se rendit à Bordeaux, vota, le 1er mars, contre les préliminaires de paix, et donna peu de jours après sa démission de représentant.

De retour à Paris, il prit part à l'insurrection communaliste, fut nommé, le 26 mars, membre de la Commune, fit partie de la commission exécutive et de la commission de la guerre, vota avec la minorité dont il signa le manifeste, et s'abstint de paraître aux dernières séances des comités. Gravement malade lors de l'entrée de l'armée de Versailles à Paris, il gagna la Belgique au mois d'août suivant, et mourut huit jours après son arrivée à Bruxelles.


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