Jean-Marie, Joseph, Théodore Saisset

1810 - 1879

Informations générales
  • Né le 13 janvier 1810 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 24 mai 1879 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Seine
Groupe
Centre gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1871, né à Paris le 13 janvier 1810, mort à Paris le 24 mai 1879, il entra à l'Ecole de marine d'Angoulême en 1825 et devint successivement aspirant (23 septembre 1827), enseigne (31 janvier 1832), lieutenant de vaisseau (10 avril 1837), capitaine de frégate (3 février 1852), capitaine de vaisseau (1854), et contre-amiral (9 mai 1863).

Après nos premières défaites en 1870, le contre-amiral Saisset fut appelé au commandement supérieur des bataillons de matelots formés dans les cinq ports maritimes, puis il reçut l'ordre de se rendre à Paris menacé par les armées allemandes (15 septembre 1870). Placé au fort de Rosny et chargé de commander le groupe des forts de l'Est, il se signala particulièrement lors de l'occupation du plateau d'Avron et fut promu vice-amiral le 29 novembre.

Bien qu'il eût refusé, dans la nuit du 29 au 30 janvier, d'organiser à Paris la résistance à outrance contre la capitulation, il fut élu, le 8 février 1871, représentant de la Seine à l'Assemblée nationale, le 7e sur 43, par 154,379 voix (328,970 votants, 547,858 inscrits.) Il fit partie de la commission parlementaire chargée de rester en rapport avec les négociateurs des préliminaires de paix.

Lors de l'insurrection du 18 mars, un arrêté du chef du pouvoir exécutif lui confia le commandement en chef des gardes nationales de la Seine. Il revint à Paris, et tenta de s'entendre avec les maires pour amener un rapprochement entre la population et le gouvernement de Versailles. Les négociations entamées ayant échoué, il donna sa démission de commandant de la garde nationale, et revint siéger au centre gauche de l'Assemblée nationale, à Versailles.

Il vota pour l'abrogation des lois d'exil, pour la dissolution des gardes nationales, pour le pouvoir constituant de l'Assemblée, et soutint d'abord le gouvernement de Thiers. Il prit quelquefois la parole sur des questions spéciales: les traités de commerce, la marine marchande, les incompatibilités parlementaires. A la suite du message présidentiel du 15 novembre 1872, l'amiral Saisset se rapprocha du centre droit. Il contribua, le 24 mai 1873, à renverser Thiers du pouvoir, et vota pour le septennat, pour l'état de siège, la loi des maires, le ministère de Broglie, contre l'amendement Wallon, et contre l'ensemble des lois constitutionnelles. Il n'appartint point à d'autres assemblées.

Grand officier de la Légion d'honneur (13 juillet 1872).


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