François, Clément Sauvage

1814 - 1872

Informations générales
  • Né le 4 avril 1814 à Sedan (Ardennes - France)
  • Décédé le 11 novembre 1872 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 11 novembre 1872
Département
Seine
Groupe
Centre gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1871, né à Sedan (Ardennes) le 4 avril 1814, mort à Paris le 11 novembre 1872, il entra à 17 ans à l'Ecole polytechnique, et en sortit, en 1833, le premier de sa promotion.

Nommé ingénieur ordinaire des mines à Mézières le 1er février 1839, il s'occupa activement de travaux de métallurgie, de chimie, de minéralogie et de géologie, et rédigea, pour les Annales des Mines, un grand nombre de mémoires intéressants. On lui doit aussi une Description géologique des Ardennes en collaboration avec un géologue de Verdun, M. Buvignier. Il reçut, de 1838 à 1842, la mission d'explorer les bassins houillers et les gîtes métallifères de l'Espagne, se rendit (1845) en Grèce, pour y étudier un projet de dessèchement du lac Copaïs, et publia, à sa rentrée en France, une très complète Description géologique de la Grèce. M. Sauvage obtint en 1816 un congé illimité, et en profita pour construire la section du chemin de fer de Frouard à la frontière de l'Est.

Il venait d'être nommé ingénieur en chef de la première compagnie concessionnaire du chemin de Paris à Lyon, lorsque la révolution de 1848 interrompit ses travaux. Commissaire extraordinaire (mars) près les mines du Creuzot, dont les ouvriers étaient en grève, il fut chargé ensuite (avril) de l'administration du séquestre du chemin du fer d'Orléans. Promu ingénieur de 1re classe (3 avril 1848), il rentra (25 août suivant), comme ingénieur en chef du matériel, au chemin de fer de Lyon, dont l'Etat avait repris l'exploitation. Il remplit encore les mêmes fonctions à la compagnie de l'Est (septembre 1852), et devint directeur de cette compagnie (1er mars 1861). Il marqua son administration par d'importantes réformes, notamment par la création des pensions de retraite et de secours.

Etranger à la politique militante jusqu'aux événements de 1870-71, il fut élu, le 8 février 1871, représentant de la Seine à l'Assemblée nationale, le 21e sur 43, par 102,672 voix (328,970 votants, 547,858 inscrits); il prit place au centre gauche, s'abstint lors du vote des préliminaires de paix et se déclara pour la République conservatrice et pour le gouvernement de Thiers, qu'il soutint de ses votes jusqu'en novembre 1872, époque de son décès. Il fut remplacé à l'Assemblée nationale par M. Barodet.

Commandeur de la Légion d'honneur (29 septembre 1868).

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