Jean, Bernardin Jauréguiberry

1815 - 1887

Informations générales
  • Né le 26 août 1815 à Bayonne (Basses-Pyrénées - France)
  • Décédé le 21 octobre 1887 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 5 décembre 1871
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Centre droit

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 27 mai 1879 au 21 octobre 1887

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1871, ministre, sénateur inamovible de 1879 à 1887, né à Bayonne (Basses-Pyrénées) le 26 août 1815, mort à Paris le 21 octobre 1887, il entra à l'Ecole navale en 1831.

Aspirant en 1832, il prit part sur la Melpomène et sur la Junon au blocus des côtes de Hollande ; enseigne en 1839, il fit la campagne contre Buenos-Ayres ; lieutenant de vaisseau en 1845, il commanda l'aviso la Chimère de 1852 à 1854 ; capitaine de frégate en 1856, il fit la campagne de Crimée sur la canonnière la Grenade ; capitaine de vaisseau en 1860, il fit la campagne de Chine, fut porté à plusieurs reprises à l'ordre du jour de l’armée, et devint gouverneur du Sénégal (1861).

Il commanda ensuite le cuirassé la Normandie (1863-1865), puis la Revanche (1867), fut nommé major de la flotte (1869) à Toulon, contre-amiral le 24 mai 1870, fut appelé, lors de la guerre de 1870, au commandement de la 1re division du 16e corps, assista à la bataille de Patay (1er décembre 1870), fut mis à l'ordre du jour de l'armée, et devint commandant du 16e corps, lorsque Chanzy fut appelé au commandement de la nouvelle armée de la Loire. Il eut à couvrir la retraite de cette armée, quand elle se retira sur le Loir et vers le Mans.

Vice-amiral le 9 décembre 1870, il fut élu, le 8 février 1871, représentant des Basses-Pyrénées à l'Assemblée nationale, le 6e sur 9, par 41,768 voix (61,049 votants, 110,425 inscrits), s'assit au centre droit, mais ne prit que peu de part aux débats parlementaires, car, nommé préfet maritime de Toulon le 29 mai 1871, il donna sa démission de député le 5 décembre suivant, lors de la promulgation de la loi sur l'incompatibilité des fonctions.

Membre du conseil d'amirauté le 13 septembre 1875, il se porta candidat aux élections sénatoriales, dans les Basses-Pyrénées, le 30 janvier 1876, et échoua avec 254 voix sur 540 votants. Nommé commandant de l'escadre de la Méditerranée le 1er octobre 1876, puis président du conseil des travaux de la marine, il fut élu par le Sénat, le 27 mai 1879, sénateur inamovible, en remplacement de M. Léon de Maleville, décédé, avec 168 voix sur 249 votants.

Le 4 février précédent, il avait accepté le portefeuille de la Marine dans le cabinet Waddington, qui tomba le 28 décembre suivant ; il le conserva dans le ministère suivant présidé par M. de Freycinet, du 29 décembre 1879 au 22 septembre 1880. Après la chute du cabinet Gambetta, M. de Freycinet, de nouveau président du conseil, remit le portefeuille de la Marine à M. Jauréguiberry (30 janvier 1882), qui resta à son poste dans le cabinet suivant, présidé par M. Duclerc (7 août). Mais les tergiversations du gouvernement dans l'expédition du Tonkin, et la discussion de la proposition Ballue sur l'expulsion des princes, amenèrent M. Jauréguiberry à donner sa démission de ministre (28 janvier 1883).

Redevenu simple sénateur, il parla contre la loi d'expulsion, fit retrancher (24 mai 1883), lors de la discussion du crédit de 5 millions et demi pour le Tonkin, l'article relatif au commissaire civil obligatoire, et fut rapporteur (décembre) d'une nouvelle demande de crédit de 20 millions pour le Tonkin. Bien que siégeant à la gauche du Sénat, il a voté (22 juin 1886) contre l'expulsion des princes.

Commandeur de la Légion d'honneur du 10 août 1861, grand-officier du 17 novembre 1870, grand-croix du 14 janvier 1879.