Pierre-Gabriel, Edouard Bonvalot

1853 - 1933

Informations générales
  • Né le 14 juillet 1853 à Epagne (Aube - France)
  • Décédé le 9 décembre 1933 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Seine
Groupe
Républicains nationalistes

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né à Epagne (Aube) le 14 juillet 1853, mort à Paris le 9 décembre 1933.

Député de la Seine de 1902 à 1906.

Dès sa jeunesse, Pierre-Gabriel Bonvalot rêva de devenir explorateur ; les régions mystérieuses et encore inconnues: de l'Asie exerçaient sur lui un attrait irrésistible. Afin de s'entraîner aux fatigues, aux privations, aux embûches de toute sorte que comportait, il le savait, sa future carrière, il commença par parcourir l'Europe, sac au dos. Puis,. en 1880, il obtint, avec Guillaume Camus, une première mission d'exploration en Asie centrale. Pleins d'enthousiasme, ils partent de Samarkande et gagnent la Bactriane en passant par l'Amou-Daria et la Boukharie. Cette première expérience, semée de difficultés, encourage. Pierre Bonvalot. Il médite une seconde randonnée et, en 1882, reprend le chemin de l'Asie. Il remonte le Zérafchan, visite le Turkestan, pénètre dans des terres encore inexplorées et atteint la mer Caspienne. Il relate ces deux premières. randonnées dans En Asie centrale, de Moscou en Bactriane qui parait en 1884 et En Asie centrale, du Kohistan à la mer Caspienne, publié en 1885 ; ces deux ouvrages obtiennent un réel succès, les sujets traités étant entièrement neufs et les descriptions attachantes.

Le 27 mars 1886, Bonvalot repart accompagné de Camus et de Pepin. Ils abordent l'Afghanistan et tentent de gagner l'Inde, mais les indigènes, hostiles à l'intrusion d'étrangers sur leur territoire, obligent les explorateurs à se replier. Bonvalot, refusant de capituler, décide de franchir les passes de Taldik et de Baroghil, de traverser l'Alaï, le Pamir et l'Indoukouch. C'est ainsi qu'il parvient en Inde le 13 août 1887. Cette réussite extraordinaire lui vaut la Légion d'honneur et la Médaille d'or de la société de géographie (1888). Il décrit les nombreuses péripéties de son remarquable exploit dans un troisième livre Du Caucase aux Indes à travers le Pamir qui paraît en 1888.

Il repart l'année suivante (6 juillet 1889) avec le Prince Henri d'Orléans. Ils traversent la Russie, le Turkestan chinois puis, en compagnie du Père Dedeken, ils pénètrent au Tibet, franchissant en plein hiver les passes de l'Altyn-Tagh, hautes de 6.000 mètres. Ils traversent des étendues désertiques, arrivent en vue de Lhassa, puis, se dirigeant vers l'Est, atteignent la Chine. En septembre 1890, ils terminent leur randonnée en entrant à Hanoï. Ce parcours, qui s'évalue à 3.000 km. est décrit par Bonvalot dans De Paris au Tonkin, à travers le Tibet inconnu. Ce livre, qui parut en 1892, remporta un tel succès qu'il fut réédité sous des titres différents.

En 1893, Bonvalot, alors âgé de 40 ans, fait en Algérie un voyage d'études, puis fonde le Comité Dupleix (1894). Il se consacrera désormais à l'étude de la colonisation. Par ses livres, par de nombreuses conférences, il expose son point de vue et développe sa pensée. Son cinquième ouvrage paraît en 1896 : L'Asie inconnue. En 1897, le Gouvernement lui confie une mission en Ethiopie : il doit y précéder la mission Marchand afin d'en préparer l'arrivée. Bonvalot remplit sa tâche, rencontre Menelik, obtient de lui un traité d'alliance, mais l'évolution des événements le déçoit, il rentre en France et décide de s'inscrire au parti nationaliste.

Il se présente aux élections générales législatives du 27 avril 1902. Il est élu au premier tour de scrutin député de la première circonscription du 10e arrondissement de Paris. Il obtient 7.928 voix contre 6.930 à M. Groussier, ingénieur civil, son principal adversaire.

A la Chambre, il fut nommé membre de diverses commissions, mais ne manifesta aucune activité particulière. Il ne sollicita pas le renouvellement de son mandat aux élections générales du 6 mai 1906. Son ancien concurrent, M. Groussier, lui succéda.

Il s'intéressa dès lors à l'aviation. Il écrivit de nouveaux livres : Propos d'un Français (1911); Une lourde tâche (1913), En 1914, lorsqu'éclata la guerre, il désira ardemment servir, mais il dut rapidement se résigner à rentrer dans la vie civile. Il écrivit en 1915 Conseils d'un vieil explorateur à de jeunes soldats. En 1929, parut son dernier livre : Les chercheurs de routes : Marco Polo. IL mourut à Paris âgé de 80 ans, le 9 décembre 1933.


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