Démosthène Ollivier

1799 - 1884

Informations générales
  • Né le 25 février 1799 à Toulon (Var - France)
  • Décédé le 23 avril 1884 à Saint-tropez (Var - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Bouches-du-Rhône

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848, né à Toulon (Var) le 25 février 1799, mort au château de la Moutte, commune de Saint-Tropez (Var) le 23 avril 1884, il se destina de bonne heure au commerce, et dirigea à Marseille une importante maison.

D'opinions démocratiques, il prit part aux luttes de son parti contre la Restauration et la monarchie de Louis-Philippe, devint conseiller municipal de Marseille en 1836, et éprouva, comme négociant, des revers de fortune et une faillite qui compromirent sa situation politique ; mais ayant réussi, grâce à un travail opiniâtre, à remplir ses engagements et à obtenir sa réhabilitation, il conserva la confiance de ses concitoyens.

Après la révolution de février 1848, M. Démosthène Ollivier fit nommer commissaire général de la République à Marseille son fils âgé de 23 ans, « et qui a dû, dit un biographe, ainsi que monsieur son père, bénir l'heureux avènement de la République, et la chute du despotisme, qui, jusqu'en février, a empêché les grands hommes sans barbe d'être préfets ».

M. Démosthène Ollivier fut élu (23 avril 1848) représentant des Bouches-du-Rhône à l'Assemblée constituante, le 2e sur 10, par 58 706 voix. Dans la séance d'ouverture (4 mai 1848), il demanda que le serment à la République fût prononcé individuellement à la tribune. Cette motion ayant été repoussée, il dit : « Je demande qu'il soit constaté au procès-verbal que nos acclamations en faveur de la République ont été faites à l'unanimité. » L'Assemblée tout entière se leva en signe d'assentiment. Il fit partie du comité du commerce et vota avec la portion la plus avancée du parti républicain :

-contre le rétablissement du cautionnement,
-contre les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
-contre le rétablissement de la contrainte par corps,
-pour l'abolition de la peine de mort,
-pour l'amendement Grévy,
-pour le droit au travail,
-contre l'ordre du jour en l'honneur de Cavaignac,
-pour l'amnistie,
-contre l'interdiction des clubs,
-contre les crédits de l'expédition de Rome,
-pour l'abolition de l'impôt des boissons.

Adversaire déclaré de la politique du prince Louis-Napoléon Bonaparte, il fut un des signataires de la motion tendant à la mise en accusation du président et de ses ministres, à l'occasion des affaires de Rome.

Non réélu à l'Assemblée législative, il continua de lutter, dans son département, pour les idées républicaines et radicales, protesta énergiquement contre le coup d'Etat du 2 décembre 1851, fut arrêté et expulsé de France, et se réfugia en Belgique, puis en Italie. Il résida successivement à Nice et à Florence, et rentra en France en 1860.

Bien que les journaux du Midi aient, par erreur, annoncé sa mort à Saint-Tropez, le 7 septembre 1869, M. Démosthène Ollivier a vécu jusqu'au 22 avril 1884. Il habitait alors la Moutte (Var).


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