François, André Isambert

1792 - 1857

Informations générales
  • Né le 30 novembre 1792 à Aunay-sous-auneau (Eure-et-Loir - France)
  • Décédé le 13 avril 1857 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 21 octobre 1830 au 31 mai 1831
Département
Eure-et-Loir
Groupe
Opposition constitutionnelle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 27 décembre 1832 au 25 mai 1834
Département
Vendée
Groupe
Opposition constitutionnelle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Vendée
Groupe
Opposition constitutionnelle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Vendée
Groupe
Opposition constitutionnelle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Vendée
Groupe
Opposition constitutionnelle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Département
Vendée
Groupe
Opposition constitutionnelle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Vendée
Groupe
Opposition constitutionnelle
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Eure-et-Loir
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1830 à 1831, de 1832 à 1848, et représentant du peuple en 1848, né à Aunay-sous-Auneau (Eure-et-Loir) le 30 novembre 1792, mort à Paris le 13 avril 1857, d'une famille de cultivateurs, il fit ses études au collège de Chartres, et les termina à Paris comme boursier au lycée impérial. Avocat aux conseils du roi et à la Cour de cassation de 1818 à 1830, il défendit en cette qualité le général Berton et le lieutenant-colonel Caron qui avaient voulu restaurer l'Empire, ainsi qu'Armand Carrel accusé d'un compte rendu infidèle du procès des quatre sergents de la Rochelle. Partisan de la liberté des cultes et de l'égalité des races, il publia, de 1823 à 1828, un certain nombre de mémoires sur l'affranchissement des nègres, et contribua à l'abolition des dernières cours prévôtales. Conseiller général du canton de Chartres, il fut nommé, après les événements de Juillet, directeur du Bulletin des lois (1er août 1830), fonctions non rétribuées qu'il abandonna à la fin de 1831, après avoir été appelé par Dupont de l'Eure au siège de conseiller à la Cour de cassation (27 août 1830).

Elu, le 21 octobre 1830, député du 1er arrondissement électoral d'Eure-et-Loir (Chartres), en remplacement de M. Busson nommé sous-préfet, avec 271 voix (450 votants, 621 inscrits), contre 154 à M. Chasles, il échoua dans cette même circonscription, aux élections générales du 5 juillet 1831, avec 349 voix contre 354 à l'élu, M. Chasles.

Mais ayant choisi un autre collège, il fut successivement élu député, dans le 1er collège électoral de la Vendée (Luçon) :

- le 27 décembre 1832, avec 94 voix sur 169 votants, en remplacement de M. Marchegay, démissionnaire ;
- le 21 juin 1834, par 112 voix (178 votants, 248 inscrits), contre 49 à M. Laval ainé, (il échouait le même jour à Chartres, avec 308 voix contre 391 au député sortant, M. Chasles ;
- le 4 novembre 1837, avec 129 voix (177 votants, 254 inscrits) ;
- le 2 mars 1839, avec 135 voix (194 votants);
- le 9 juillet 1842, avec 124 voix (210 votants, 270 inscrits) ;
- le 1er août 1846, avec 105 voix (223 votants, 315 inscrits), contre 98 à M. Guyet-Desfontaines.

Il siégea constamment dans l'opposition constitutionnelle, se fit remarquer par sa haine contre le clergé, combattit (juin 1835) l'augmentation du traitement de deux archevêques-cardinaux, déclara le vote contraire « anti-national », et se prononça contre l'indemnité Pritchard, contre le ministère Guizot.

Il fut élu, le 23 avril 1848, représentant d'Eure-et-Loir à l'Assemblée constituante, le 7e et dernier, par 23 185 voix (72 675 votants, 87 002 inscrits). Il siégea à gauche, fit partie du comité des cultes, soutint la politique du général Cavaignac et vota :

- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'impôt progressif,
- contre l'incompatibilité des fonctions,
- contre l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- pour l'expédition de Rome,
- contre la demande de mise en accusation du président et des ministres.

Non réélu à la Législative, il reprit ses fonctions à la Cour de cassation, et mourut subitement le 13 avril 1857. Il avait été fait chevalier de la légion d'honneur le 30 avril 1835.

On a de lui une traduction des Anecdota de Procope (1856).

Date de mise à jour: juin 2013


Retour haut de page