Armand Trousseau

1801 - 1867

Informations générales
  • Né le 14 octobre 1801 à Tours (Indre-et-Loire - France)
  • Décédé le 22 juin 1867 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Eure-et-Loir
Groupe
Indépendant

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple en 1848, né à Tours (Indre-et-Loire) le 14 octobre 1801, mort à Paris le 22 juin 1867, il fit ses études comme boursier au lycée d'Orléans, fut reçu bachelier ès lettres, entra, le 1e novembre 1819, comme répétiteur, à l'institution de M. Schmitt à Tours, et, le 21 novembre 1820, comme régent de rhétorique au collège de Châteauroux.

A l'instigation du docteur Bretonneau, il résolut d'étudier la médecine, et vint à Paris dans ce but. Mais l'Ecole de médecine avant été fermée par Frayssinous, il dut revenir à Tours où il suivit la clinique du docteur Bretonneau. Docteur en médecine en 1825, interne à Charenton, où il se livra à de sérieuses études d'anatomie comparée sur les animaux domestiques, agrégé en 1827, il fut chargé d'observer l'année suivante une épidémie de diphtérie en Sologne, et y pratiqua avec succès le second cas de trachéotomie. De retour à Paris, il fut de nouveau envoyé en mission à Gibraltar, pour y observer la fièvre jaune, avec Louis et Chervin. Il y contracta l'épidémie et faillit en mourir. Décoré à son retour, en 1830, et nommé médecin des hôpitaux, il suppléa Récamier à l'Hôtel-Dieu pendant trois ans, partagea avec Belloc, en 1836, le prix de l'Académie de médecine sur la phtisie laryngée, et obtint au concours, en 1839, la chaire de thérapeutique à la faculté. De 1839 à 1848, il fit une clinique très suivie à l'hôpital Saint-Antoine, puis à l’hôpital Necker, passa en 1848 aux Enfants-Malades, où il vulgarisa la pratique de la trachéotomie dans les cas de croup et de la thoracentèse dans les épanchements pleurétiques.

Elu, le 23 avril 1848, représentant d'Eure-et-Loir à l'Assemblée constituante, le 6e sur 7, par 24,804 voix (72,675 votants, 87,002 inscrits), il fit partie du comité du travail et vota, en indépendant,

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- contre les poursuites contre L. Blanc et pour celles contre Caussidière,
- pour l'incompatibilité des fonctions,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- pour la proposition Rateau,
- contre l'interdiction des clubs,
- pour l'expédition de Rome.

Non réélu à la Législative, il fut appelé, le 18 décembre 1852, à remplacer à la clinique interne de l'Hôtel-Dieu M. Chomel, démissionnaire pour refus de serment. Commandeur de la Légion d'honneur en août 1859, il n'avait été élu à l'Académie de médecine qu'en 1856. Admis à la retraite comme professeur à la faculté de médecine le 25 février 1867, il mourut peu après, d'un cancer, après avoir réglé lui-même ses obsèques et annoncé le moment de sa mort.

On a de lui : Traité de thérapeutique et de matière médicale (Paris, 1836-39, 3 volumes); Traité pratique de la phtisie laryngée et des maladies de la voix (1837); Nouvelles recherches sur la trachéotomie pratiquée dans la période extrême du croup (1851); Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu (1862-66, 2 volumes) ; il a en outre collaboré aux Archives générales de médecine.


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