Jules, Maurice, Barthélemy Renouvier

1804 - 1860

Informations générales
  • Né le 13 septembre 1804 à Montpellier (Hérault - France)
  • Décédé le 23 septembre 1860 à Montpellier (Hérault - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Hérault
Groupe
Cavaignac

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple en 1848, né à Montpellier (Hérault) le 13 décembre 1804, mort à Montpellier le 23 septembre 1860, fils de Jean Antoine Renouvier qui fut député sous la Restauration, il embrassa en 1824 les doctrines saint-simoniennes; mais il se sépara en 1831 du père Enfantin, se livra à des études d'histoire et d'archéologie, et devint membre de la Société des antiquaires de France, inspecteur des monuments historiques, et correspondant du ministère de l'Instruction publique.

Il s'occupait aussi de politique démocratique. Conseiller municipal de Montpellier en 1844, il se présenta à la députation, le 1er août 1846, dans le 6e collège de l'Hérault (Lodève), et échoua avec 171 voix contre 274 au député sortant, M. Viger. Au banquet réformiste de Montpellier du 5 décembre 1847, il parla en faveur des réformes et du suffrage universel.

Après la révolution de février, il devint membre de la commission administrative de Montpellier (le 25 février), puis, quelques jours après, commissaire du gouvernement provisoire dans l'Hérault; il abandonna son traitement à l'Etat et fut élu, le 23 avril 1848, représentant de l'Hérault à l'Assemblée constituante, le 5e sur 10, par 41,502 voix. Partisan du général Cavaignac et membre du comité de l'Intérieur, il vota à la fin avec le parti démocratique,

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- pour les poursuites contre L. Blanc et contre celles contre Caussidière,
- pour l'abolition de la peine de mort,
- contre l'impôt progressif,
- pour l'incompatibilité des fonctions,
- contre l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- contre la proposition Rateau,
- contre l'interdiction des clubs,
- pour l'expédition de Rome,
- pour la demande de mise en accusation du président et des ministres;

depuis l'élection présidentielle du 10 décembre 1848. il s'était montré l'adversaire de la politique de l'Elysée.

Non réélu à la Législative, il reprit ses études d'archéologie. Il a publié un grand nombre de mémoires, parmi lesquels on peut citer: Monuments de quelques anciens diocèses du bas Languedoc (1835-1840); Essai de classification des églises d'Auvergne (Caen, 1837); Idée sur une classification générale des monuments (Montpellier, 1847); Les grisettes de race (id., 1851); Des types et des manières des maîtres graveurs (Montpellier, 1853-56); Les peintres de l'ancienne école hollandaise, Gérard de Saint-Jean de Horleur (Paris, 1857).

M. Renouvier a en outre collaboré à la Revue universelle des Arts, à la Gazette des Beaux-Arts, au Bulletin monumental, aux Mémoires de la Société archéologique et de l'Académie de Montpellier.


Retour haut de page