Jean-Baptiste Augier

1769 - 1819

Informations générales
  • Né le 25 janvier 1769 à Bourges (Cher - France)
  • Décédé le 3 septembre 1819 à Bourges (Cher - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 14 janvier 1813 au 4 juin 1814
Département
Cher
Régime politique
Première Restauration
Législature
Chambre des députés des départements
Mandat
Du 4 juin 1814 au 20 mars 1815
Département
Cher
Groupe
Royaliste
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Cher
Groupe
Centre
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 3 septembre 1819
Département
Cher
Groupe
Centre

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1813 à 1819, né à Bourges (Cher), le 25 janvier 1769, mort à Bourges le 3 septembre 1819, il était fils du doyen de la Faculté de droit de Bourges. Il avait commencé ses études de droit, quand il s'engagea, au début de la Révolution, se fit remarquer par son courage, et fut chargé de la défense du fort de Bitche où il fut blessé d'un éclat d'obus. Il obtint alors le commandement sédentaire des divisions du Cher, puis de la Manche; fut nommé chevalier de la Légion d'honneur, le 19 frimaire an XII, commandeur le 25 prairial suivant, et reprit du service actif dans l'armée d'Espagne. En 1812 à l'armée de Russie, il commanda la place de Koenigsberg.

De retour en France, le Sénat conservateur l'élut député au Corps législatif le 14 janvier 1813. Partisan déclaré du retour des Bourbons, il mit son épée au service de Louis XVIII, lors du retour de l'île d'Elbe, et reçut la croix de Saint-Louis à la seconde Restauration.

A la séance du 14 octobre 1814, il protesta contre l'importation des fers étrangers, et prit la défense des propriétaires d'usines, ruinés par la législation d'alors. En novembre suivant, il se prononça pour l'exportation des laines, dans les intérêts du commerce. Chargé du rapport sur l'affaire de M. de Blons, qui, se trouvant à la messe auprès du maire de sa commune, prétendit qu'on devait lui présenter d'abord le pain bénit, et cria tout haut: « Sacristain, apporte! », il proposa des mesures de sévérité contre les prétentions des nobles.

Le roi le nomma, le 27 juillet 1815, président du collège électoral d'arrondissement de Saint-Amand (Cher); le 22 août, il fut élu député par le collège du département du Cher avec 114 voix sur 134 votants et 188 inscrits, et réélu, par le même collège, le 4 octobre 1816, avec 87 voix sur 136 votants et 185 inscrits. Il siégea au centre et fit toujours partie de la majorité ministérielle. Louis XVIII le créa baron le 1er février 1817.

Date de mise à jour: février 2015


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