Jean-Baptiste, Isaac Harlé

1773 - 1854

Informations générales
  • Né le 10 septembre 1773 à Saint-quentin (Aisne - France)
  • Décédé le 2 décembre 1854 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 février 1833 au 25 mai 1834
Département
Aisne
Groupe
Tiers parti

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1833 à 1834, né à Saint-Quentin (Aisne) le 10 septembre 1773, mort à Paris le 2 décembre 1854, propriétaire, il fut, le 14 février 1833, concurremment avec M. Bénédict Fould, candidat à la Chambre des députés, dans le 3e collège de l'Aisne, en remplacement de M. Dufour-Denelle, démissionnaire.

Le scrutin donna les résultats suivants: M. B. Fould, 107 voix, et M. Harlé, 106 (213 votants, 244 inscrits). Ces résultats furent transmis au 4e bureau de la Chambre, et de graves difficultés se présentèrent aussitôt. Premièrement M. Fould était étranger au département, de même que M. Vivien qui avait obtenu le même jour la majorité dans le 4e collège du même département ; or, en vertu de l'article 36 de la Charte, les électeurs ne pouvaient nommer qu'un seul étranger. Ensuite il n'y avait entre M. Fould et M. Harlé qu'une voix de différence; or, parmi les bulletins déposés dans l'urne, on avait trouvé un bulletin blanc, lequel avait été compté comme suffrage exprimé. La Chambre devait-elle ratifier cette décision?

La commission parlementaire, dont M. Bernard (de Rennes) fut l'organe, ne le pensa pas. Le rapporteur entra dans de longues explications, cita les précédents, et conclut en définitive : « 1° Qu' un bulletin blanc déposé dans l'urne du scrutin n'est pas un suffrage exprimé; 2° que les opérations du collège intra-muros de Saint-Quentin, dans sa séance du 14 février, sont valables, et que M. Harlé est le député de ce département. » Plusieurs députés prirent part au débat : MM. de Rambuteau, Emmanuel de Las Cases, Montépin, Charles Dupin, Odier, Mauguin, le général Demarçay, parurent successivement à la tribune. La question de priorité était surtout très vivement contestée. Les uns demandaient que l'on commençât par statuer sur l'élection de M. Harlé ; les autres que le nom de M. Fould fût de préférence soumis au vote de la Chambre. Après avoir décidé que la priorité serait accordée à la vérification de l'élection de M. Harlé, la Chambre engagea une nouvelle discussion, assez confuse, sur les termes dans lesquels la question serait posée. Enfin on alla aux voix sur cette formule: « Que ceux qui sont d'avis qu'il y a eu élection valable de la personne de M. Harlé dans les opérations du 14, etc. » Une première épreuve, par assis et levé, fut déclarée douteuse; il fallut recourir au scrutin, et, à 149 voix contre 142, la majorité prononça que les opérations du 14 étaient valables et que M. Harlé devait être proclamé élu.

M. Harlé siégea dans le tiers-parti jusqu'en 1834. Il ne fut pas réélu au renouvellement suivant.

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