Félix, Louis, Marie, Daniel Bouffandeau

1855 - 1926

Informations générales
  • Né le 21 avril 1855 à La benâte (Charente-Inférieure - France)
  • Décédé le 13 mai 1926 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Oise
Groupe
Gauche radicale-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Oise
Groupe
Républicains radicaux-socialistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Oise
Groupe
Parti républicain radical et radical socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né à La Benâte (Charente-Inférieure) le 21 avril 1855, mort à Paris (7e) le 13 mai 1926.

Député de l'Oise de 1906 à 1919.

A sa sortie de d'Ecole normale primaire supérieure de Saint-Cloud, Félix Bouffandeau devint successivement directeur des écoles normales d'instituteurs d'Alberville, de Rennes, d'Amiens et de Douai.

Il adhéra, très jeune, au parti radical et radical-socialiste, et débuta dans la politique en se faisant élire en 1884, à 29 ans, conseiller d'arrondissement de l'Oise.

Pour propager ses idées orientées principalement vers le progrès social, il fonda le journal : L'action républicaine de l'Oise.

C'est dans ces conditions qu'il affronta les élections générales législatives du 27 avril 1902, dans la 2e circonscription de Beauvais, mais il échoua, le député sortant M. Haudricourt ayant obtenu 7.166 voix contre 6.057 à lui-même, sur 13.419 votants.

Il terminait ainsi sa profession de foi : « Ensemble, nous pourrions collaborer, mes chers concitoyens, à une politique d'ordre, de progrès social et d'évolution démocratique, la seule qui prévienne des révolutions ».

Mais il fut élu, dans la même circonscription, au premier tour de scrutin, aux élections générales du 24 avril 1910, par 6.947 voix contre 6.255 à M. de Poly, sur 13.468 votants.

Il fut encore réélu, le 26 avril 1914, par 6.575 voix contre 6.081 à M. Bouteille, sur 12.937 votants, toujours au premier tour. Par contre, le scrutin de liste lui fut défavorable aux élections législatives du 16 novembre 1919. Tête de la liste d'Union républicaine radicale et radicale-socialiste, il ne fut pas réélu tandis que M. Paisant son colistier, obtenait un siège au quotient électoral, avec 26.312 voix contre 24.389 à lui-même.

Inscrit au groupe du parti républicain radical et radical-socialiste, il vota avec les députés de gauche et se manifesta surtout dans la discussion des questions de politique ou d'enseignement pour y affirmer ses convictions laïques et anticléricales.

Il fit preuve d'une grande activité parlementaire.

Au cours de la législature 1906-1910, il appartint aux commissions de l'administration générale, du règlement et des usages industriels de l'acool. Il présenta des propositions de loi sur les traitements des fonctionnaires (1906), l'avancement des inspecteurs primaires (1907), le recrutement de l'armée (1908). Il déposa des rapports sur un emprunt de la ville de Paris (1907), l'affichage des discours des députés (1910). Il prit part à toutes les discussions budgétaires (notamment sur les chapitres de l'agriculture, des P.T.T., de l'instruction publique, de la guerre, des services pénitentiaires) et aux débats concernant l'amnistie (1906), les conseils de prud'hommes (1907), le mouillage et le sucrage des vins (1907), les périodes d'instruction militaire (1908), les conseils consultatifs du travail (1908), l'impôt sur le revenu (1908), les conseils de guerre (1909), le tarif des douanes (1910).

Au cours de la législature 1910-1914, il appartint aux Commissions de l'enseignement et des beaux-arts, du suffrage universel, des pensions civiles et du budget.

Il présenta une proposition de loi sur l'ouverture d'un crédit au profit des agriculteurs de l'Oise dont le troupeau fut décimé par la fièvre aphteuse (1912), déposa un rapport sur le budget général de l'exercice 1912 (services pénitentiaires) ; un avis, au nom de la Commission de l'enseignement sur la caisse des écoles (1912) ; des rapports sur un emprunt de la ville de Paris (1913), et sur les crédits du Ministère de l'Intérieur (1914) ; des avis, au nom de la Commission du budget, sur les préfectures et sous-préfectures (1914), sur l'assistance obligatoire aux vieillards (1914). Il se fit entendre dans la discussion du budget de l'exercice 1911 (chemins de fer, agriculture, instruction publique, guerre, loi de finances), dans des débats relatifs au scrutin de liste avec représentation proportionnelle (1911), dans la discussion du budget de l'exercice 1912, en qualité de rapporteur des crédits des services pénitentiaires et sur de nombreux chapitres de l'instruction publique. Il prit part, comme rapporteur de la Commission de l'enseignement à la discussion du projet de loi relatif à la caisse des écoles (1914), et à maintes reprises à la discussion du budget de l'exercice 1914 (agriculture, intérieur, comme rapporteur).

Son activité ne fut pas moindre au cours de la législature 1914-1919. Membre des Commissions du règlement, des crédits, de l'enseignement et des beaux-arts, de réparation des dommages causés par les faits de guerre, des régions libérées, il présenta plusieurs propositions de loi relatives aux monnaies d'or françaises (1916), au carnet d'identité (1916), aux traitements des directeurs d'écoles (1918), déposa un rapport sur le fonds de subvention des départements (1915), des avis au nom de la Commission du budget sur les allocations aux familles des victimes civiles de la guerre (1915), sur la responsabilité de l'Etat dans les accidents du travail (1915), sur les allocations pour charges de familles des veuves et orphelins de guerre (1915), sur la réparation et la reconstruction des chemins départementaux (1915), sur la procédure d'expropriation des terrains nécessaires aux cimetières militaires (1915), des rapports sur le fonds de subvention des départements (1915), et sur la réforme pour tuberculose (1915), des avis sur les allocations aux familles des mobilisés (1915), sur les allocations des femmes en état de grossesse (1916), sur la rééducation professionnelle des blessés de guerre (1916), sur l'heure légale (1916), sur l'allocation des victimes civiles de la guerre (1916), un rapport sur les victimes de l'explosion de la rue de Tolbiac (1916), des avis sur les pensions de retraite des membres de l'enseignement (1916), sur les allocations des familles nécessiteuses (1916), sur le personnel de la marine (1916), sur l'assistance obligatoire aux vieillards (1917), sur le régime de l'alcool (1917), un rapport sur les examens des étudiants de la classe 1918 (1937), des avis sur les pensions militaires (1917), sur une allocation aux petits retraités de l'Etat (1917), sur les pensions des marins du commerce (1917), l'assistance en faveur des familles nombreuses (1917), un rapport sur le budget de l'exercice 1918 (Intérieur), des avis sur les suppléments temporaires de cherté de vie (1918), sur les réparations civiles de la guerre (1918), sur les petits retraités de l'Etat (1918), sur l'allocation temporaire des petits retraités des chemins de fer (1918), des rapports sur les traitements des directeurs d'écoles normales (1918), sur les pensions des préfets et sous-préfets (1918), sur la législation des pensions des armées (1918), sur les sanatoria (1919), sur les étudiants mobilisés (1919), des avis sur l'organisation des préfectures (1919), sur les pensions des militaires indigènes de l'Afrique du Nord (1919), un rapport sur l'indemnité dite de bombardement (1919), des avis sur les stations hydrominérales (1919), sur le projet de loi portant modification de la législation des pensions civiles et militaires (1919), des rapports sur les traitements des membres des polices municipales (1919), et sur la reconstitution des services de police dans les départements libérés (1919).

En outre, au cours de cette importante législature qui fut celle de la guerre (1914-1919), il prit part à de nombreux débats : comme rapporteur du budget accidents du travail (1915), veuves et orphelins de guerre (1915), tuberculose (1915), cimetières (1916), dispensaires d'hygiène sociale (1916), Intérieur (1917), encouragements à la natalité (1919) ; comme rapporteur de la Commission du règlement (Commission centrale de contrôle) (1917) ; ou comme rapporteur de la Commission de l'enseignement (questions concernant les professeurs et les étudiants), et à titre personnel, à toutes les discussions concernant les questions militaires, celles des pensions, des victimes de la guerre, de l'hygiène et de l'instruction publique.

Lorsque son mandat expira, en 1919, il reprit ses fonctions de secrétaire général du parti radical et radical-socialiste qu'il avait exercées de 1902 à 1906 et qu'il occupa jusqu'à sa mort, survenue le 13 mai 1926 à Paris à 71 ans.

Il a laissé quelques ouvrages : Leçons d'histoire littéraire (1884), Enseignement scientifique (1888) ; La causerie pédagogique (1892).

Chevalier de la Légion d'honneur depuis 1905, il a été promu au grade d'officier le 28 mars 1925.

Date de mise à jour: mai 2014