Charles, Antoine, Gabriel de Limairac

1770 - 1847

Informations générales
  • Né le 1er avril 1770 à Toulouse (Haute-Garonne - France)
  • Décédé le 10 janvier 1847 à Toulouse (Haute-Garonne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Haute-Garonne
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 31 juillet 1821
Département
Haute-Garonne
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 1er octobre 1821 au 24 décembre 1823
Département
Haute-Garonne
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1815 à 1824, né à Toulouse (Haute-Garonne) le 1er avril 1770 « de noble Marie Bernard de Limairac, écuyer et de dame Jeanne de Laloge » , mort à Toulouse le 10 janvier 1847, riche propriétaire, il entra, en avril 1811, dans l'administration comme conseiller de préfecture, et se rallia aux Bourbons.

Sous-préfet de Toulouse le 22 juillet 1814, et officier de la Légion d'honneur, il fut élu député, le 22 août 1815, par le collège de département de la Haute-Garonne, avec 102 voix (183 votants, 261 inscrits). Il vota, dans la Chambre introuvable, avec la majorité et présenta au roi (2 mai 1816) avec MM. de Villèle et de Puymaurin l'adresse de la garde nationale à cheval de Toulouse qui offrait à Louis XVIII 3,000 francs pour être distribués aux soldats vendéens.

Réélu, le 4 octobre 1816, par 111 voix (202 votants, 252 inscrits), il siégea constamment au côté droit et occupa plusieurs fois la tribune. Lors de la discussion sur le recrutement, il demanda que les conseillers généraux fussent chargés de la répartition, et exprima le vœu que l'on supprimât les registres de réforme, « proposition, dit un biographe, qui ne parut pas obtenir l'assentiment général. » Il intervint aussi dans l'examen du budget, et à l'article Boissons, exposa que, pendant trois semaines, il s'était vu obligé d'ajourner le projet qu'il avait de déménager, parce que le directeur de son département voulait lui faire payer un droit de circulation; il demanda que par la suite la loi prévînt cet inconvénient. A l'article Finances il s'opposa à ce que le ministre fût autorisé à renouveler avec les banquiers français, à quelque condition que ce fut, le traité relatif au paiement des intérêts de la dette publique, avant qu'il eût été statué de nouveau sur cette disposition par la puissance législative.

Les journaux, en 1819, avaient annoncé la mort de M. de Limairac; mais l'honorable député démentit cette nouvelle inexacte en reparaissant à la Chambre, où il se prononça (1820) pour les lois d'exception et pour le nouveau système électoral.

Réélu, le 1er octobre 1821, député du 2e arrondissement de la Haute-Garonne (Toulouse), par 237 voix (430 votants, 487 inscrits), contre 174 à M. Cassaing, négociant, il reprit sa place à droite, fut nommé, le 23 mars 1822, préfet de Tarn-et-Garonne, quitta la Chambre en 1824, et devint, le 18 juillet 1827, préfet de Vaucluse.

Il fut admis à la retraite le 8 février 1829.