Paul, Marie, Céleste d'Andigné de la Blanchaye

1763 - 1857

Informations générales
  • Né le 5 mai 1763 à Angers (Maine-et-Loire - France)
  • Décédé le 17 février 1857 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 17 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Opposition libérale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 12 juillet 1830 au 31 mai 1831
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Opposition libérale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Majorité gouvernementale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Majorité gouvernementale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de Segré de 1827 à 1837, puis pair de France, né à Angers (Maine-et-Loire), le 5 mai 1763, mort à Paris, le 17 février 1857, frère du général, il avait débuté dans la carrière des armes comme page du roi Louis XVI en 1778, puis était devenu (1785) capitaine de cavalerie.

À la Révolution, il suivit sa famille en émigration et revint en France sous le Consulat. Conseiller d'arrondissement de Segré, du 28 août 1808, maire (mai 1821) de Sainte-Gemmes-d'Andigné, il fut plusieurs fois, sans succès, candidat à la députation dans l'arrondissement de Segré ; aux élections de 1824, il échoua contre son parent, d'Andigné de Mayneuf des Alliers.

Il l'emporta enfin, le 17 novembre 1827, dans le 4e arrondissement électoral de Maine-et-Loire (Segré), par 122 voix sur 217 inscrits et 197 votants ; le marquis de Préaulx, légitimiste, n'eut que 72 voix.

Le marquis d' Andigné de la Blanchaye prit rang dans l'opposition libérale, et fut parmi les « 221 » de 1830.

Quand il revint, le 6 juin, après la session, auprès de ses électeurs, une réception triomphale lui fut préparée, ainsi qu'à son collègue Guilhem, par le parti libéral d'Angers. Malgré la défense du préfet, qui voulut interdire l'entrée en ville des députés avant neuf heures du soir, et malgré l'intervention de la gendarmerie commandée par M. Cadoudal, une députation des électeurs alla les chercher à 6 lieues de la ville et les ramena aux acclamations de la foule. Le 13, dans un grand banquet « constitutionnel », d'Andigné porta un toast « à l'opposition libérale, à sa nécessité, à sa légalité. »
Réélu le 12 juillet 1830, par 137 voix sur 278 inscrits et 255 votants, contre M. de Rochebouët (118 voix), puis à la presque unanimité des suffrages lors des renouvellements des 5 juillet 1831 et 21 juin 1834, il soutint de ses votes le gouvernement de Louis-Philippe et ses divers ministères, jusqu'au jour où une ordonnance royale du 3 octobre 1837 l'appela à la pairie.

Il siégea de 1837 à 1848 dans la Chambre haute, fidèle aux doctrines de la monarchie constitutionnelle qu'il suivit dans sa chute, en Février 1848.

Il vécut alors à Paris, très retiré, dans un hôtel voisin du Luxembourg, où il est mort la même année que son frère le général, et, comme lui, à un âge très avancé. Il avait été fait chevalier de la Légion d'honneur, le 7 octobre 1847.

Date de mise à jour : juillet 2013


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