Jean, Bernard, Marie Figarol

1760 - 1834

Informations générales
  • Né le 5 mars 1760 à Tarbes (Hautes-Pyrénées - France)
  • Décédé le 26 septembre 1834 à Aurensan (Hautes-Pyrénées - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Hautes-Pyrénées
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 22 juillet 1820
Département
Hautes-Pyrénées
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 25 février 1824 au 5 novembre 1827
Département
Hautes-Pyrénées
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1815 à 1820 et de 1824 à 1827, né à Tarbes (Hautes-Pyrénées) le 5 mars 1760 « fils légitime de M. Jean Figarol avocat en Parlement et procureur au sénéchal de Tarbes et de Delle Marie Carbon », mort à Aurensan (Hautes-Pyrénées) le 26 septembre 1834, il débuta comme avocat à Tarbes.

Successivement juge au tribunal civil du département des Hautes-Pyrénées, président de ce tribunal, puis président du tribunal criminel, conseiller et président à la cour impériale de Pau, il affirma son dévouement à l'Empereur, dans une ode « à S. M. Napoléon le Grand », qui commençait ainsi : « Monarque, en qui le monde admire Le guerrier, le législateur, Permets qu'un magistrat fidèle, Pour toi plein d'amour et de zèle, Ose te présenter des vers... » Suivait le récit apologétique des campagnes d'Allemagne, d'Espagne, etc.

En 1814, M. de Figarol ayant appris l'entrée en France du duc d'Angoulême, se hâta de se porter à sa rencontre et protesta de son attachement à la maison de Bourbon.

Le 22 août 1815, il fut élu député par le collège de département des Hautes-Pyrénées, avec 82 voix sur 126 votants et 180 inscrits, fit partie de la majorité de la Chambre introuvable, et demanda, dans le débat sur la loi contre les écrits et les cris séditieux, que la peine des travaux forcés à perpétuité fût substituée à celle de la déportation. Le 7 mars 1816, il fut promu premier président de la cour royale de Paris.

Réélu député, le 4 octobre 1816, par 158 voix (113 votants, 182 inscrits), il appuya la loi contre la liberté individuelle, parla contre la liberté des journaux, vota pour la censure, et se montra très opposé à l'application du jury aux délits de presse. « Président pendant dix-sept ans d'une justice criminelle, j'ai été, dit-il, plus à même que d'autres de remarquer les erreurs des jurés. » Revenant sur le même sujet dans la session de 1818 à 1819, il déclara qu'à son avis les citoyens devraient plutôt s'occuper de leurs affaires particulières que des affaires publiques et des projets de réforme, déplora « les abus de la presse », reprocha au nouveau projet de ne point définir les cris séditieux, et demanda la plus grande sévérité « dans un temps où la licence des écrits a franchi toutes les bornes ».

Il vota la loi nouvelle sur les élections, et quitta la Chambre en 1820, pour y rentrer le 25 février 1824, avec 117 voix sur 184 votants et 206 inscrits. Il fit partie jusqu'en 1827 de la majorité royaliste. Membre de la Légion d'honneur du 25 prairial an XII.

Date de mise à jour: mars 2015

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