Louis, Joseph Josson

1791 - 1863

Informations générales
  • Né le 4 octobre 1791 à Orchies (Nord - France)
  • Décédé le 17 novembre 1863 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Nord
Groupe
Centre droit

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1837 à 1839, né à Orchies (Nord) le 4 octobre 1791, mort à Paris le 17 novembre 1863, il étudia le droit et entra dans la magistrature.

Président du tribunal civil de Lille, il se présenta pour la première fois à la députation, comme candidat libéral, le 21 juin 1834, dans le 3e collège du Nord (Lille), où il n'obtint que 268 voix contre 345 à M. Hennequin, légitimiste, élu. M. Josson fut plus heureux, le 4 novembre 1837, dans le 2e collège du même département (même ville); il fut élu par 380 suffrages sur 711 votants et 815 inscrits.

Après quelques votes donnés à l'opposition, il se rapprocha de la majorité, et cette évolution fut sévèrement jugée par les électeurs indépendants qui l'avaient envoyé à la Chambre : « Il avait promis, lit-on dans la Biographie des députés (session de 1838-39), d'aller s'asseoir sur les mêmes bancs que M. Odilon Barrot. Arrivé à la Chambre, M. Josson a commencé par déserter le voisinage de M. Barrot et il a pris place au centre gauche. On aurait pu, à la rigueur, lui pardonner cette petite infraction à ses engagements, si son vote avait au moins répondu, en toutes circonstances, à la place qu'il occupait; mais M. Josson n'a pas à se reprocher d'avoir souvent voté avec le centre gauche; devant les hommes, et surtout devant Dieu, il est pur de toute velléité d'indépendance; dans presque toutes les questions importantes, il s'est chevaleresquement rallié au ministère, lorsqu'il voyait la majorité se prononcer en sa faveur; il ne votait avec l'opposition que lorsque la victoire lui paraissait vouloir se déclarer pour elle. »

Il mourut, sous l'Empire, président honoraire du tribunal de Lille et officier de la Légion d'honneur.

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