Joseph, Marie Combes

1793 - 1867

Informations générales
  • Né le 14 août 1793 à Villecomtal (Aveyron - France)
  • Décédé le 31 décembre 1867 à Villecomtal (Aveyron - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Aveyron
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple à l’Assemblée législative de 1849, né à Villecomtal (Aveyron), le 14 août 1793, mort à Villecomtal le 31 décembre 1867, il était curé de la paroisse de Saint-Amans à Rodez.

Le parti conservateur et catholique, qui avait pour organe le Journal de l'Aveyron, et qui puisait directement ses inspirations à l'évêché de Rodez, l'inscrivit sur la liste de ses candidats aux élections du 13 mai 1849, pour l'Assemblée législative. L'évêque de Rodez, par une lettre qui fut rendue publique, fit connaîtra qu'il avait donné à cette liste toute son approbation :

« Je n'ai pas balancé, vous le savez, messieurs, écrivait-il le 25 avril aux membres du Comité, à désigner un prêtre pour faire partie de la liste des candidats que vous avez proposés aux électeurs, et cela avec d'autant plus d'empressement que j'ai pensé, comme vous, que c'était par le concours et la réunion des hommes d'ordre qu'on pouvait conjurer les malheurs dont nous menaçaient les adversaires de notre ordre social ; qu'à défaut de l'honorable M. Abbal, qui a dignement rempli son mandat et qui aspirait à reprendre ses anciennes fonctions, je désirais compter encore un ecclésiastique dans les rangs de la représentation aveyronnaise, pour soutenir nos grands intérêts, et particulièrement ceux de la religion et de l'Eglise, et que je me trouvais assez heureux dans la circonstance, pour rapprocher et concilier par ce choix les deux fractions de l'opinion modérée, office et ministère qui conviennent si bien à mon titre d'évêque et de père. J'ai cru donner à votre liste, messieurs, une preuve assez marquée de mon approbation, en vous présentant pour y entrer le digne M. Combes qui, depuis plusieurs années, fait partie de mon conseil, et qui, par sa sagesse, son jugement sûr, son esprit de charité et de paix, sa modération et ses autres vertus, a des titres spéciaux à ma confiance... » (Journal de l'Aveyron, 28 avril 1849).

Malgré ce patronage, la rivalité de quelques ecclésiastiques mécontents fit rayer sur certaines listes le nom de M. Combes, qui n'en fut pas moins élu, le 6e sur 8, représentant de l'Aveyron à la Législative, par 42 398 voix (79 850 votants, 112 514 inscrits).

L'abbé Combes siégea à droite, et fit partie jusqu'au bout de la majorité de l'Assemblée.

Après avoir voté contre l'interpellation Ledru Rollin sur les affaires de Rome, pour l'expédition romaine et pour les remerciements (9 juillet) aux troupes de cette expédition, il se prononça pour la loi Falloux-Parieu sur l'instruction publique, pour la loi restrictive du suffrage universel, etc.

Après la session, il revint à Rodez où il reprit l'exercice de son ministère.


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