Joseph, Marcellin Rullière

1787 - 1863

Informations générales
  • Né le 9 juin 1787 à Saint-didier-la-séauve (Haute-Loire - France)
  • Décédé le 24 août 1863 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 17 septembre 1848 au 26 mai 1849
Département
Haute-Loire
Groupe
Droite
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 8 juillet 1849 au 2 décembre 1851
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Pair de France, représentant en 1848 et en 1849 et ministre, né à Saint-Didier-la-Séauve (Haute-Loire) le 9 juin 1787, mort à Paris le 24 août 1863, « fils du sieur Eustache-Marcellin Rullière, procureur, et de Jeanne-Agnès Michel », il fut admis en 1807 dans les vélites-grenadiers de la garde, fut promu sous-lieutenant au 3e tirailleurs (1809), se battit bravement en Prusse, en Pologne, en Allemagne, en Espagne, et revint à la grande armée avec le grade de chef de bataillon.

Prisonnier pendant la guerre de Russie, il ne put rentrer en France qu'en 1814, prit part à tous les engagements de la campagne de France, fut maintenu sur les cadres de l'armée par le gouvernement de la Restauration, et fut envoyé en Espagne (1823), puis nommé colonel du 35e de ligne. Il participa ensuite à l'expédition de Morée (1828), qui lui valut le grade de colonel, puis à la prise d'Alger (1830), et devint, le 11 octobre 1832, maréchal de camp. Il se trouva, en cette qualité, au siège d'Anvers.

Lieutenant général le 11 novembre 1837, il continua jusqu'en 1839 de guerroyer en Afrique, se montra dévoué à la monarchie de Louis-Philippe et fut élevé à la pairie le 19 mai 1845.

La révolution de 1848 le fit rentrer dans la vie privée. Mais la mort de M. Charbonnel ayant déterminé une vacance dans la représentation de la Haute-Loire, le général Rullière se porta candidat à sa place, le 17 septembre 1848, et fut élu représentant à l'Assemblée Constituante, par 10 232 voix (21 914 votants, 73 990 inscrits), contre 6 103 à M. de Saint-Ferréol, démocrate-socialiste, et 4 324 à M. Charles Calemard de La Fayette. Il prit place à droite, et vota constamment avec les conservateurs :

- contre le droit au travail,
- pour la proposition Rateau,
- pour l'interdiction des clubs,
- pour l'expédition de Rome.

Quand Louis-Napoléon Bonaparte prit possession de la présidence, le général Rullière fut chargé, dans son premier ministère, du portefeuille de la Guerre, qu'il garda du 20 décembre 1848 au 31 octobre 1849. Il fut le promoteur de la loi du 11 août 1849, qui releva de la retraite les officiers généraux et supérieurs, d'opinions monarchistes, admis d'office dans cette position par décret du gouvernement provisoire.

Elu, le 8 juillet 1849, représentant des Bouches-du-Rhône à l'Assemblée législative, en remplacement du général Changarnier, qui avait opté pour la Somme, par 35 023 voix (53 700 votants, 110 791 inscrits), contre 17 642 à Dupont de l'Eure, le général Rullière suivit la même politique que précédemment, appuyant de son vote toutes les mesures de réaction qui obtinrent l'agrément de la majorité.

Le 26 décembre 1851, il fut définitivement admis à la retraite.

Il était grand officier de la Légion d'honneur.

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