Messaoud Hawes Boukadoum

1910 - 2007

Informations générales
  • Né le 6 octobre 1910 à El arrouch (Algérie)
  • Décédé le 25 décembre 2007 (Lieu de décès inconnu)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Anciens départements d'Algérie
Groupe
Triomphe des libertés démocratiques en Algérie

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 6 octobre 1910 à El Arrouch (Constantine)

Député de Constantine de 1946 à 1951

Messaoud Boukadoum a fait des études universitaires. Propriétaire agricole et administrateur de sociétés, il milite, dès la fin des années 1930, pour les droits des Algériens. A la suite des événements de Sétif, en mai 1945, il est un temps arrêté par les autorités françaises.

En novembre 1946, il est candidat du Mouvement de Messali Hadj pour les élections à la première Assemblée Législative de la IVe République. Dans le deuxième collège de la seconde circonscription du département de Constantine, sur 218 617 électeurs inscrits et 44 521 suffrages exprimés pour trois sièges à pourvoir, la « liste pour le triomphe des libertés démocratiques », avec 37 939 voix, emporte tous les sièges, la deuxième liste, communiste, arrive loin derrière avec 6 582 voix.

L'élection de Messaoud Boukadoum est validée le 20 décembre 1946. Il est nommé membre de plusieurs commissions, celles de l'agriculture, de la justice et de la législation, le 27 décembre 1946, et des pensions, le 30 janvier 1948.

Dans toute la législature, il n'est intervenu qu'une fois dans l'importante discussion du projet de loi sur le statut de l'Algérie, en août 1947, où il a clairement affirmé ses convictions : « (...) Le peuple algérien a une personnalité propre, qui s'est forgée au cours des siècles, personnalité qui lui vient de son unité géographique, de son unité linguistique, historique, religieuse et de son unité de mœurs (...). La seule solution logique et humaine du problème algérien est de permettre au peuple algérien de s'exprimer librement et d'opter pour le régime qui lui plaît par une Constituante souveraine algérienne élue au suffrage universel sans distinction de race ni de religion ». Avec treize autres députés algériens, le 27 août, il refuse de prendre part au vote sur le statut. Il ne se représente pas en juin 1951.


Retour haut de page