Napoléon, Joseph Curial

1809 - 1861

Informations générales
  • Né le 9 janvier 1809 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 22 septembre 1861 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Orne
Groupe
Droite
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Orne
Groupe
Droite

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 26 janvier 1852 au 22 septembre 1861

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Fils de Philibert Jean-baptiste Curial qui fut pair de France, pair de France, représentant du peuple aux Assemblées constituante et législative de 1848-1849 et sénateur du second Empire, né à Paris le 9 janvier 1809, mort à Paris le 22 septembre 1861, il fut admis dans les pages de Louis XVIII, entra, à seize ans, à l'Ecole de Saint-Cyr, et en sortit, deux ans après, sous-lieutenant dans les grenadiers à cheval de la garde royale.

Il fit partie de l'expédition d'Alger, s'y distingua, et y gagna les épaulettes de lieutenant. Démissionnaire après les journées de juillet, il se retira dans ses propriétés aux environs d'Alençon, et s'occupa d'agriculture et de l'élevage des chevaux. Il a été fait chevalier de la Légion d'honneur le 5 mai 1847.

Le 23 mars 1835, il fut admis à titre héréditaire à la Chambre des pairs, devint membre du Conseil général de l'Orne, maire d'Alençon (1843), où il reçut le duc et la duchesse de Nemours, et obtint d'eux que leur premier fils prendrait le nom de duc d'Alençon.

Révoqué de ses fonctions de maire par le gouvernement provisoire, il fut élu, le 23 avril 1848, représentant de l'Orne à l'Assemblée constituante, le 8e sur 11, par 53,062 voix (le chiffre des votants et des inscrits manque au procès-verbal des élections). Il siégea à droite, fit partie des comités de la guerre et de l’administration départementale et communale, et vota:

- pour le maintien du cautionnement des journaux,
- contre le droit au travail,
- contre l'impôt progressif,
- pour l'amendement Duvergier de Hauranne sur les deux Chambres,
- contre l'amendement Grévy sur la présidence,
- pour le remplacement militaire,
- pour la proposition Rateau,
- contre la diminution de l'impôt du sel,
- pour la suppression des clubs.

Réélu par le même département, le 13 mai 1849, à l'Assemblée législative, le 7e sur 9, par 38,288 voix sur 94,068 votants et 126,096 inscrits, il soutint fidèlement la politique du prince-président, vota pour les lois sur l'enseignement, contre le suffrage universel, pour l'expédition romaine, après le coup d'Etat de décembre fit partie de la commission consultative, et figura, le 26 janvier 1852, sur la première liste des nouveaux sénateurs.

Le gouvernement le nomma, le 19 mai suivant, membre du Conseil supérieur des haras. A la Chambre haute, il fit partie de la commission du sénatus-consulte de la liste civile, de la commission des pétitions, etc., mais l'état de sa santé le tint souvent éloigné de son siège sénatorial.

Date de mise à jour: janvier 2016


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