Pierre Malardier

1818 - 1878

Informations générales
  • Né le 4 février 1818 à Brassy (Nièvre - France)
  • Décédé le 30 mars 1878 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Nièvre
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1849, né à Brassy (Nièvre) le 4 février 1818, il était instituteur dans la Nièvre.

Il manifesta, avant et après la révolution de février 1848, des opinions démocratiques qui le firent élire, le 13 mai 1849, par les républicains de son département, représentant du peuple à l'Assemblée législative, le 6e sur 7, par 36,132 voix (65,811 votants, 88,144 inscrits). Il siégea à la Montagne, fut poursuivi, sur la dénonciation du préfet conservateur de la Nièvre, M. Petit de la Fosse, et avec autorisation de l'Assemblée, pour la publication d'une brochure socialiste, et fut condamné à un an de prison. Il s'associa aux diverses manifestations de la minorité républicaine, et se trouva avec Baudin, lors du coup d'Etat, sur la barricade de la rue Saint-Antoine.

Expulsé de France, il alla résider en Belgique, puis en Angleterre, et enfin en Suisse jusqu'à l'amnistie de 1859, qui lui permit de rentrer.

Le 24 mai 1869, sa candidature démocratique au Corps législatif dans la 2e circonscription de la Nièvre réunit 6,439 voix contre 19,822 à l'élu officiel, M. de Bourgoing.

Il fut encore le 8 février 1871, un des candidats du parti républicain avancé dans la Nièvre ; il obtint 18,898 voix (64,512 votants), sur une liste où étaient portés avec lui MM. Ferdinand Cambon, Adolphe Robert, Massé, Turigny, Gravier et Coquart. Bientôt après, le 19 avril, impliqué par le préfet de la Nièvre, M. Tenaille-Saligny, par le maire de Cosne, faisant fonctions de sous-préfet, M. Limet, et par le général du Temple, dans une affaire de conspiration en faveur de la Commune de Paris, M. Malardier fut arrêté à Cosne avec treize autres républicains et traduit devant la cour d'assises du Loiret, qui le condamna à 15 années de détention. Il subit cette peine à Port-Louis, à Clairvaux, à Thouars, fut rendu à la liberté un peu avant l'amnistie de 1879, et resta dès lors étranger à la politique militante.