Emile, Nicolas, Lucien Péan

1809 - 1871

Informations générales
  • Né le 9 novembre 1809 à Orléans (Loiret - France)
  • Décédé le 16 janvier 1871 à Orléans (Loiret - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Loiret
Groupe
Gauche modérée
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Loiret
Groupe
Gauche modérée

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848 et 1849, né à Orléans (Loiret) le 9 novembre 1809, mort à Orléans le 16 janvier 1871, il étudia le droit, se fit recevoir avocat et acheta (1836) une charge d'avoué à Paris.

Républicain, il collabora au National sous Louis-Philippe, et fut l'homme d'affaires de l'opposition démocratique. La révolution de 1848 le fit adjoint au maire du 4e arrondissement de Paris. Puis il fut élu (23 avril) représentant du Loiret à l'Assemblée constituante, le 6e sur 8, par 40,263 voix (73,249 votants, 88,000 inscrits). M. Péan fit partie du bureau de l'Assemblée comme secrétaire, fut membre du comité de la justice, et vota en général avec la gauche modérée :

- contre le rétablissement du cautionnement,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- contre le rétablissement de la contrainte par corps,
- pour l'abolition de la peine de mort,
- pour l'amendement Grévy,
- contre l'abolition du remplacement militaire,
- contre le droit au travail,
- pour l'ordre du jour en l'honneur de Cavaignac,
- contre la proposition Rateau,
- pour l'amnistie,
- contre l'interdiction des clubs,
- contre l'expédition de Rome,
- pour la mise en accusation du président et de ses ministres,
- pour l'abolition de l'impôt des boissons.

Le 29 janvier 1849, il avait demandé, en présence des bruits de conspiration et du mouvement des troupes, qu'on entendît à la barre de l'Assemblée les ministres et le général Changarnier, et qu'on confiât la garde de l'Assemblée à Lamoricière avec 50,000 hommes.

Réélu, le 13 mai 1849, représentant du Loiret à l'Assemblée législative, le 6e sur 7, par 29,079 voix (65,037 votants, 92,506 inscrits), M. E. Péan prit place dans la minorité républicaine avec laquelle il opina constamment, combattit le gouvernement présidentiel de L.-N. Bonaparte, et fut compris, à la suite du coup d'Etat du 2 décembre 1851, dans le décret d'expulsion du 9 janvier 1852. Il se réfugia en Belgique, et rentra en France après l'amnistie de 1859.


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