Théobald, Emile Piscatory

1800 - 1870

Informations générales
  • Né le 6 avril 1800 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 18 novembre 1870 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 15 novembre 1832 au 25 mai 1834
Département
Indre-et-Loire
Groupe
Majorité gouvernementale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Indre-et-Loire
Groupe
Majorité gouvernementale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Indre-et-Loire
Groupe
Majorité gouvernementale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Indre-et-Loire
Groupe
Majorité gouvernementale
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Indre-et-Loire
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1832 à 1842, pair de France, représentant en 1849, né à Paris le 6 avril 1800, mort à Paris le 18 novembre 1870, « fils de François-Hyacinthe Arcambal, employé au bureau de la guerre, et de Thérèse-Rosalie-Pélagie Deshayes », il fut adopté le 16 germinal an VIII « par le citoyen Antoine-Pierre Piscatory, citoyen français », dont il porta dès lors le nom.

Il se rendit en Grèce, sous la Restauration, pour y défendre la cause de l'indépendance. Candidat conservateur à la Chambre des députés le 5 juillet 1831, dans le 2e collège d'Indre-et-Loire (Tours), il y réunit 72 voix contre 277 à l'élu, M. Bacot, et 73 à M. Delamardelle.

Mais il fut plus heureux le 15 novembre 1832 ; le 4e collège du même département (Chinon) l'envoya à la Chambre en remplacement de M. Girod (de l'Ain), nommé pair de France, par 192 voix (299 votants, 525 inscrits), contre 63 à M. Lafond, médecin, et 41 à M. Taschereau. M. Piscatory vota avec la majorité conservatrice, fit partie de la commission de l'Algérie, et se prononça énergiquement en faveur du maintien de l'occupation.

Réélu, le 21 juin 1834, par 212 voix (318 votants, 526 inscrits), contre 59 à M. Ravez et 42 à M. Taschereau, il continua de soutenir la politique gouvernementale, jusqu'au moment où il entra dans la coalition contre le ministère Molé.

Il obtint encore sa réélection, le 4 novembre 1837, par 216 voix sur 396 votants et 599 inscrits, contre 120 à M. Berville; puis, le 2 mars 1839, par 320 voix (458 votants), et siégea comme député jusqu'en 1842. À cette époque, il échoua à Chinon avec 219 voix contre 253 au candidat de l'opposition, M. Crémieux, élu.

Appelé au conseil général de l'agriculture, il fut nommé, en 1844, ministre plénipotentiaire en Grèce : il s'y distingua pendant deux ans par l'habileté avec laquelle il contre-balança l'influence anglaise en maintenant le cabinet Coletti au pouvoir, et se montra favorable à l'établissement de l'Ecole d'Athènes.

De retour en France, il fut fait pair de France (21 juillet 1846), puis fut nommé, à la place de M. Bresson, ambassadeur en Espagne, le 10 décembre 1847; mais la révolution de février l'empêcha d'occuper ce poste.

Le 13 mai 1849, les conservateurs-monarchistes d'Indre-et-Loire l'élurent représentant à l'Assemblée législative, le 4e sur 6, par 30,520 voix (61 973 votants, 92 573 inscrits). M. Piscatory fut un des membres les plus actifs de la majorité, appartint au comité de la rue de Poitiers, appuya l'expédition de Rome, la loi du 15 mars 1850 sur l'enseignement, la loi électorale du 31 mai à l'élaboration de laquelle il prit part comme membre de la commission, la révision de la Constitution, mais ne se rallia pas à la politique du coup d'Etat.

Le 2 décembre 1851, il fut au nombre des représentants qui se réunirent, pour protester, à la mairie du Xe arrondissement. Il quitta alors définitivement la vie politique.

Commandeur de la Légion d'honneur du 31 août 1846.


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