François, Auguste Perrinon

1812 - 1861

Informations générales
  • Né le 28 août 1812 à Saint-pierre (Martinique - France)
  • Décédé le 21 janvier 1861 à Saint-martin (Guadeloupe - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 22 août 1848 au 26 mai 1849
Département
Guadeloupe
Groupe
Gauche
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 24 juin 1849 au 17 octobre 1849
Département
Guadeloupe
Groupe
Montagne
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 janvier 1850 au 2 décembre 1851
Département
Guadeloupe
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848 et en 1849, né à Saint-Pierre en Martinique, le 28 août 1812, mort à Saint-Martin (Antilles françaises) le 21 janvier 1861, il fut envoyé en France par les soins d'un riche planteur, fit ses études au collège de Rouen, entra à l'Ecole polytechnique (1832), puis à l'Ecole d'application de Metz, et servit dans l'artillerie de marine. Il était chef de bataillon, lorsqu'il fut nommé, le 17 avril 1847, sous-directeur de la fonderie de Ruelle.

Commissaire général du gouvernement provisoire à la Martinique en 1848, il fut élu, le 22 août 1848, représentant de la Guadeloupe à l'Assemblée constituante, le 1er sur 3, par 16 233 voix (33 734 votants), et fut admis, après vérification de ses pouvoirs, le 20 octobre suivant. Il fut rapporteur du budget de la marine, et vota avec la gauche :
- pour la suppression de l'impôt du sel,
- contre la proposition Rateau,
- contre les crédits de l'expédition de Rome,
- pour l'amnistie,
- pour l'abolition de l'impôt des boissons.

Réélu par la Guadeloupe, le 24 juin 1849, représentant à l'Assemblée législative, le 2e et dernier, par 14 093 voix (18 478 votants, 29 375 inscrits), il reprit sa place dans la minorité démocratique.

Son élection ayant été annulée pour cause de violences, M. Perrinon fut réélu, le 13 janvier 1850, par 15 166 voix (18 196 votants, 28 520 inscrits), opina comme précédemment avec la Montagne, et se montra l'adversaire des lois restrictives et répressives votées par la majorité.

Il donna sa démission d'officier en 1853 pour ne pas prêter serment à l'Empire.

On a de lui :
- Aperçu sur l'artillerie de la marine (1838) ;
- Observations sur les dépenses de la marine (1849), etc.