Ovide Remilly

1800 - 1875

Informations générales
  • Né le 18 novembre 1800 à Versailles (Seine-et-Oise - France)
  • Décédé le 9 mai 1875 à Versailles (Yvelines - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Tiers parti
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Tiers parti
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Tiers parti
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Droite
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1839 à 1848, représentant en 1848 et en 1849, né à Versailles (Seine-et-Oise) le 18 novembre 1800, mort à Versailles le 9 mai 1875, d'une famille de négociants, il étudia le droit, exerça à Versailles la profession de notaire, puis celle d'avocat, et combattit la Restauration dans les rangs de l'opposition libérale.

Chargé par ses concitoyens, en 1830, de réclamer du gouvernement provisoire, pour la ville de Versailles, une municipalité nouvelle, il fonda, avec MM. Dupoty et Dubos, une feuille indépendante, le Vigilant, se rallia à la monarchie de juillet, et fut adjoint au maire de Versailles, puis maire de la ville (1837), fonctions qu'il remplit jusqu'en 1855.

Le 2 mars 1839, il fut élu, par 243 voix sur 365 votants, député du 1er collège de Seine-et-Oise (Versailles). Il prit place au centre, vota généralement avec le tiers parti, prit une part assez active aux débats parlementaires, et attacha son nom à deux propositions qu'il présenta vainement à plusieurs reprises : l'une (28 mars 1840) interdisant aux députés toute fonction salariée pendant le cours de la législature et l'année suivante, l'autre, tendant à établir un impôt sur les chiens.

Il obtint sa réélection, le 9 juillet 1842, par 251 voix (415 votants, 500 inscrits), contre 116 à M. Mallet, puis, le 1er août 1846, par 344 voix (421 votants, 539 inscrits). Il vota contre l'indemnité Pritchard (1845) et contre la flétrissure des députés légitimistes ; mais, dans les autres questions, il soutint la politique conservatrice. Guizot disait de lui : « Esprit flottant et curieux de popularité. » En 1847, le projet de taxe sur les chiens, dont il s'était fait une spécialité, n'échoua qu'à une voix de minorité.

Après la révolution de février, M. O. Remilly, élu (23 avril 1848) représentant de Seine-et-Oise à l'Assemblée constituante, le 10e sur 12, par 52,172 voix, opina le plus souvent avec la droite :

- pour le rétablissement de la contrainte par corps,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- pour l'abolition de la peine de mort,
- contre l'amendement Grévy,
- contre le droit au travail,
- pour l'ordre du jour en l'honneur de Cavaignac,
- pour la proposition Rateau,
- contre l'amnistie,
- pour l'interdiction des clubs,
- pour les crédits de l'expédition de Rome.

Réélu, le 13 mai 1849, représentant de Seine-et-Oise à l'Assemblée législative, le 13 mai 1849, le 3e sur 10, par 51,530 voix (96,950 votants, 139,436 inscrits), il appuya de ses votes la politique gouvernementale, se prononça pour l'expédition romaine, pour la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, pour la loi restrictive du suffrage universel, fut un des plus ardents à réclamer des mesures répressives contre la presse et les clubs, et quitta la vie parlementaire en 1851. En 1850, il avait représenté à l'Assemblée sa proposition de taxe sur les chiens, qui n'échoua qu'à la troisième lecture.

Il refusa la candidature officielle au Corps législatif du second empire, donna sa démission de maire de Versailles en 1855, et ne conserva que son mandat de conseiller général de Seine-et-Oise. Officier de la Légion d'honneur depuis 1847, commandeur le 20 février 1861.


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