Charles, Auguste Salmon

1805 - 1892

Informations générales
  • Né le 27 février 1805 à Riche (Meurthe - France)
  • Décédé le 26 décembre 1892 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Meuse
Groupe
Gauche
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Meuse
Groupe
Centre gauche

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 30 janvier 1876 au 4 janvier 1879

Biographies

Représentant en 1848 et en 1849, sénateur de 1876 à 1879, né à Riche (Meurthe) le 27 février 1805, fils d'un agriculteur, il vint à Paris étudier le droit, se fit recevoir avocat, et entra dans la magistrature sous Louis-Philippe.

Substitut à Vic, puis à Epinal, procureur du roi à Toul (1838), puis à Saint-Mihiel (1848), il manifesta à l'égard du gouvernement une certaine indépendance, s'occupa activement d'instruction primaire, organisa des conférences pour les instituteurs du département de la Meuse, et publia des ouvrages remarqués, entre autres : Questions de morale pratique (1842) ; Conférences sur les devoirs des instituteurs primaires (1845), etc.

Après la révolution de 1848, M. Salmon fut élu, le 23 avril, représentant de la Meuse à l'Assemblée constituante, le 2e sur 8, par 47,207 voix. Il fut membre et secrétaire du comité de l'instruction publique et vota avec la droite :

- pour le rétablissement du cautionnement et de la contrainte par corps,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'amendement Grévy,
- contre le droit au travail,
- pour l'ordre du jour en l'honneur de Cavaignac,
- pour la proposition Rateau,
- contre l'amnistie,
- pour l'interdiction des clubs,
- pour les crédits de l'expédition de Rome.

Réélu (13 mai 1849) par le département à l'Assemblée législative, le 3e sur 7, par 36,077 voix (59,869 votants, 92,490 inscrits), il se rapprocha du centre, soutint le plus souvent les opinions de la majorité, ne se rallia point à la politique particulière de l'Elysée et se retira de la vie politique après le coup d'Etat de 1851.

Maintenu d'ailleurs dans la magistrature, il devint successivement procureur impérial à Charleville (12 février 1853), avocat général à la cour de Metz (11 mars 1855), conseiller à cette même cour en 1858, et président de chambre (26 février 1870). Le 22 septembre 1871, Dufaure, dont il avait été la collègue et dont il était l'ami, le nomma premier président à la cour de Douai. Il passa conseiller à la cour de Cassation le 8 octobre 1874, et fut admis à la retraite, en cette dernière qualité, le 22 juin 1880.

Dans l'intervalle il était rentré au parlement. Conseiller général du canton de Vigneulles depuis le 8 octobre 1871, et président du conseil général de la Meuse, il fut élu, le 30 janvier 1876, par 408 voix (637 votants) sénateur de ce département. Il appartint au groupe constitutionnel, et vota avec la majorité monarchiste, notamment pour la dissolution de la Chambre des députés en juin 1877.

Au renouvellement triennal du 5 janvier 1879, M. Salmon échoua avec 246 voix (649 votants). Il ne fut pas plus heureux le 6 janvier 1885, avec 288 voix (855 votants).

Officier de la Légion d'honneur et membre correspondant de l'Académie des sciences morales et politiques, il a publié encore: De la construction des maisons d'école (1860) ; Etude sur le comte de Serre (1864), etc.


Né le 27 février 1805 à Riche (Meurthe), mort le 26 décembre 1892 à Paris.

Représentant de la Meuse en 1848.

Représentant de la Meuse en 1849.

Sénateur de la Meuse de 1876 à 1879.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. V, p. 261.)

Correspondant de l'Académie des Sciences morales dans la section de morale depuis 1874, Salmon vécut dans la retraite les douze dernières années de sa vie, qu'il acheva le 26 décembre 1892 à Paris ; il était dans sa quatre-vingt-huitième année.


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