Joachim, Marie, Jean-Jacques, Alexandre, Jules Ambert

1804 - 1890

Informations générales
  • Né le 8 février 1804 à Caillac (Lot - France)
  • Décédé le 31 mars 1890 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Lot
Groupe
Républicain modéré
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 30 mai 1849
Département
Lot
Groupe
Droite

Fonds d'archives

Le fonds généraux Ambert, conservé aux Archives nationales, couvre la période 1793-1886 et représente 12 centimètres linéaires. Les documents sont cotés en 168 AP et sont décrits dans un inventaire. Ils ont fait l’objet d’un don en 1959 et de deux achats en 1955-1956 et en 2000. Ils sont en accès libre.
Le fonds se compose des papiers du général Jean-Jacques Ambert et de son fils le général Joachim Ambert.
De plus amples renseignements sur ce fonds sont disponibles sur le Internet site des Archives nationales.

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du Lot à la Constituante de 1848 et à la Législative de 1849, né à Lagrézette, commune de Caillac (Lot), le 8 février 1804, mort à Paris le 31 mars 1890, il est le fils du plus ancien général de division de la République.

Il sortit de l'Ecole militaire en 1824, et fit, pour ses débuts, les campagnes d'Espagne, de Belgique et d'Algérie. Lieutenant du 21 décembre 1830, capitaine en 1837, chef d'escadron en 1843, lieutenant-colonel en 1847, il commandait un régiment de dragons lorsque les électeurs du Lot l'envoyèrent à la Constituante, le 23 avril 1848, le 6e sur 7, par 37 403 voix. (Le procès-verbal de l'élection ne donne ni le chiffre des inscrits ni celui des votants).

M. Ambert s'était fait surtout connaître comme journaliste militaire. Ses articles spéciaux dans le National, le Siècle, etc., les relations de ses voyages en Europe et en Amérique, ses études historiques sur l'armée française, sur les généraux de l'Empire, sur Duplessis-Mornay, avaient attiré l'attention.
Dans la profession de foi qu'il adressa, de Nantes, aux électeurs du Lot, il avait rappelé les états de service de son père et les siens; puis « j'ai visité, disait-il, les républicains des Etats-Unis. Une étude consciencieuse de l'organisation démocratique m'a appris que la vraie liberté était fille de l'ordre. C'est donc l'ordre qu'il faut établir, afin d'arriver à la liberté, à l'égalité, à la fraternité. » Plus loin, il se déclara « prêt à protéger la propriété, la famille, l'Eglise aussi bien que l'atelier, la maison du riche aussi bien que la chaumière du pauvre... »
À l'Assemblée, il siégea parmi les partisans très modérés de la République, et traita principalement les questions militaires dans les commissions. Il fut le rapporteur du décret de la garde mobile; et lors des journées de juin, il reçut de Cavaignac un commandement.

Après la répression de l'insurrection, il écrivit au président de l'Assemblée, le 1er juillet, une lettre où il rendait compte du concours apporté par la province. La lettre est signée : « le colonel Ambert, représentant du Lot, au poste du chemin de fer de Rouen.»
Il vota, le plus souvent, avec la droite, sauf, par exemple, dans le scrutin sur les poursuites intentées contre Louis Blanc après le 15 mai: il vota contre avec les plus avancés de la gauche. M. Ambert se prononça :
- le 26 mai 1848, contre le bannissement de la famille d'Orléans ;
- le 9 août, contre la loi rétablissant le cautionnement ;
- le 1er septembre, pour le rétablissement de la contrainte par corps ;
- le 25 septembre, pour l'impôt proportionnel contre l'impôt progressif ;
- le 27 septembre, pour l'institution de deux Chambres ;
- le 25 novembre, pour l'ordre du jour « le général Cavaignac a bien mérité de la patrie » ;
- le 28 décembre, pour la réduction de l'impôt du sel ;
- le 12 janvier 1849, pour la proposition Rateau;
- le 21 mars, pour l'interdiction des clubs.

Un deuil de famille l'empêcha, à partir du mois d'avril 1849, d'assister aux dernières séances de la Constituante.

Réélu, le 13 mai 1849, à la Législative, par le même département, le dernier de la liste, avec 29,312 voix sur 90,046 inscrits et 65,958 votants, la loi électorale lui faisant obligation, comme fonctionnaire, d'opter avant la vérification des pouvoirs entre sa fonction et son mandat, il donna sa démission pour reprendre du service actif.

S'étant rallié à la politique de l'Elysée, il fut promu colonel le 16 avril 1850. Le second empire le fit général de brigade le 12 août 1857, puis le nomma conseiller d'Etat en service ordinaire (5 mai 1866). Admis dans la réserve en 1867, il fut, après septembre 1870, rappelé à l'activité, mais le Gouvernement de la défense nationale le destitua presque aussitôt.

Le général Ambert a publié depuis une Histoire de la Guerre de 1870-1871, et plusieurs autres ouvrages.

Il a été fait, le 14 mars 1860, commandeur de la Légion d'honneur.

Date de mise à jour : janvier 2016


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