Pierre, François Marchal

1785 - 1864

Informations générales
  • Né le 8 avril 1785 à Nancy (Meurthe - France)
  • Décédé le 1er novembre 1864 à Nancy (Meurthe-et-Moselle - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 17 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Meurthe
Groupe
Opposition libérale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 23 juin 1830 au 31 mai 1831
Département
Meurthe
Groupe
Opposition libérale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Meurthe
Groupe
Gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Meurthe
Groupe
Gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Meurthe
Groupe
Gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 3 janvier 1846
Département
Meurthe
Groupe
Gauche
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Meurthe
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1827 à 1834, de 1837 à 1845, représentant du peuple en 1848, né à Nancy (Meurthe) le 8 avril 1785, mort à Nancy le 1er novembre 1864, il fit ses études de droit à Paris, puis acheta une étude de notaire dans sa ville natale.

Riche et d'opinions libérales, il fut élu député du 1er arrondissement électoral de la Meurthe (Nancy), le 17 novembre 1827, par 246 voix (407 votants, 450 inscrits), contre 140 à M. de Metz. Il prit place à gauche, vota avec l'opposition libérale, dénonça (3 mai 1828) les « odieuses menées » de la Congrégation, et se prononça pour l'adresse des 221.

Réélu, le 23 juin 1830, par 276 voix (422 votants, 452 inscrits), contre 137 à M. Saladin, il prit part aux journées de juillet, s'empara du télégraphe que le gouvernement nouveau utilisa immédiatement pour assurer son triomphe, et vit son mandat renouvelé, le 5 juillet 1831, par 327 voix (470 votants, 524 inscrits), contre 139 à M. de Metz. Il avait reçu la croix de juillet et la place de directeur des télégraphes. Mais il ne resta pas longtemps à ce poste; ses idées indépendantes le firent destituer. Il signa le compte-rendu de 1832, et, aux élections du 21 juin 1834, il échoua, dans le 6e collège de la Meurthe (Sarrebourg), avec 41 voix contre 71 à l'élu, M. Chevandier.

Réélu successivement, dans ce dernier collège, le 4 novembre 1837, par 82 voix (163 votants, 184 inscrits); le 2 mars 1839, par 73 voix (151 votants); et, le 9 juillet 1842, par 84 voix (145 votants), il siégea dans l'opposition, combattit le ministère Molé, parla sur les finances, protesta contre la dénomination de marine royale, et demanda alors qu'on dît la dette royale au lieu de dette nationale, demanda des secours pour l'agriculture, et vota:

- pour les fortifications de Paris,
- pour les incompatibilités,
- pour l'adjonction des capacités,
- contre la dotation du duc de Nemours
- et contre le recensement.

Il donna sa démission, pour se porter comme candidat d'opposition contre M. Lacoste-Duvivier qui venait d'être promu maréchal de camp par faveur et soumis de ce chef à la réélection; mais il échoua, le 29 novembre 1845, avec 85 voix contre 236 à l'élu ministériel.

Il prit part aux banquets réformistes de 1847, fut nommé, à la révolution de 1848, maire de Nancy par la commission municipale provisoire, et fut élu représentant de la Meurthe à l'Assemblée constituante, le 23 avril, le 1er sur 11, par 97,856 voix (100,120 votants). Il fit partie du comité des finances, et vota:

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- pour les poursuites contre L. Blanc et Caussidière,
- contre l'impôt progressif,
- contre l'incompatibilité des fonctions,
- contre l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- contre la proposition Rateau,
- contre l'interdiction des clubs,
- contre l'expédition de Rome,
- pour la demande de mise en accusation du président et des ministres.

Depuis l'élection du 10 décembre, il était devenu l'adversaire de la politique de l'Elysée. Non réélu à la Législative, il rentra dans la vie privée.

Date de mise à jour: janvier 2014