Hyacinthe, Charles Méaulle

1795 - 1890

Informations générales
  • Né le 8 juillet 1795 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 28 mars 1890 à Châtillon-en-vendelais (Ille-et-Vilaine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 4 juin 1848 au 26 mai 1849
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Cavaignac

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple en 1848, né à Paris le 8 juillet 1795, mort au château des Rouxières, commune de Châtillon-en-Vendelais (Ille-et-Vilaine) le 28 mars 1890, fils du conventionnel Jean Nicolas Méaulle, il se fit inscrire en 1820 au barreau de Rennes, où il ne tarda pas à acquérir de la réputation et dont il fut plusieurs fois bâtonnier.

On le remarqua surtout dans l'affaire du capitaine Bellot, accusé d'avoir fait la traite des nègres sur les. côtes d'Afrique, et dans celle du professeur Sarget, diffamé par un journal local. Dans ses plaidoiries, il attaqua la politique de M. Guizot, blâma ses complaisances pour les ministres anglais, et combattit ce qu'on appelait alors la liberté d'enseignement. Il devint ainsi l'un des chefs les plus écoutés du parti libéral.

Le 24 février 1848, il forma, dans le conseil municipal de Rennes, un comité révolutionnaire qui s'empara de la préfecture, proclama la République et administra la ville. Elu représentant d'Ille-et-Vilaine à l'Assemblée constituante, le 4 juin 1848, en remplacement de M. de Lamartine qui avait opté pour la Seine, par 37,436 voix (72,601 votants, 151,768 inscrits), M. Méaulle fit partie du comité des affaires étrangères, et vota en général avec le parti Cavaignac,

- pour les poursuites contre L. Blanc,
- contre les poursuites contre Caussidière,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'impôt progressif,
- pour l'incompatibilité des fonctions,
- contre l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- contre la proposition Rateau,
- et pour l'interdiction des clubs.

Après l'élection présidentielle du 10 décembre, il avait fait une opposition discrète au prince-président. Non réélu à la Législative, il retourna reprendre sa place au barreau de Rennes. Marié, en 1820, avec Mlle Constance Divel, il a célébré en 1880 ses noces de diamant. Chevalier de la Légion d'honneur en 1886, il est mort quatre ans après, à 95 ans; il était, depuis cinquante ans, maire de Châtillon-en-Vendelais (Ille-et-Vilaine).

Date de mise à jour: décembre 2015