Philibert Pézerat

1789 - 1871

Informations générales
  • Né le 13 septembre 1789 à Pressy-sous-dondin (Saône-et-Loire - France)
  • Décédé le 21 décembre 1871 à Poisson (Saône-et-Loire - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Saône-et-Loire
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple en 1848, né à Pressy-sous-Dondin (Saône-et-Loire) le 13 septembre 1789, mort à Poisson (Saône-et-Loire) le 21 décembre 1871, médecin à Charolles depuis 1811, propriétaire agriculteur, il appartint sous le gouvernement de Louis-Philippe à l'opposition radicale.

Elu, le 23 avril 1848, représentant de Saône-et-Loire à l'Assemblée constituante, le 8e sur 14, par 104,369 voix (131,092 votants, 136,000 inscrits), il fit partie du comité de l'agriculture et du commerce, déposa une proposition de loi sur la participation du fermier sortant aux améliorations exécutées par lui sur l'immeuble, et vota:

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- contre les poursuites contre L. Blanc et Caussidière,
- pour l'abolition de la peine de mort,
- contre l'impôt progressif,
- pour l'incompatibilité des fonctions,
- pour l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- contre la proposition Rateau,
- contre l'interdiction des clubs,
- et contre l'expédition de Rome.

Conseiller général de Charolles depuis 1848, il ne fut pas réélu à la Législative, et reprit à Charolles ses occupations médicales et agricoles. Condamné à la déportation, en raison de ses opinions républicaines, au coup d'Etat de 1851, il rentra à l'amnistie de 1859, et se présenta comme candidat de l'opposition au Corps législatif. Aux élections du 1er juin 1863, il échoua avec 1,189 voix contre 16,322 à l'élu M. de Chizeuil, et 3,272 à M. La Guiche, et renonça à la vie politique.