Jean-Victor Poncelet

1788 - 1867

Informations générales
  • Né le 1er juillet 1788 à Metz (Moselle - France)
  • Décédé le 23 décembre 1867 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Moselle
Groupe
Centre droit

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple en 1848, né à Metz (Moselle) le 1er juillet 1788, mort à Paris le 23 décembre 1867, il entra à l'Ecole polytechnique en 1807, à l'Ecole d'application en 1810, et, lieutenant du génie en 1812, lors de la campagne de Russie, fut fait prisonnier à Krasnoë.

D'importants travaux scientifiques qu'il publia à son retour en France le firent nommer, lors de la seconde Restauration, professeur de mécanique à l'Ecole de Metz. Elève de Monge, il donna, en 1822, son Traité des propriétés projectives des figures, collabora, de 1817 à 1831, aux Annales de mathématiques de Gergonne, et publia, en 1832, avec Lesbros, le 1er volume de l'Hydraulique expérimentale. En 1826, avait paru son Cours de mécanique appliquée aux machines. Nommé membre de l'Académie des sciences en remplacement de Hachette en 1834, et professeur de mécanique à la faculté des sciences de Paris l'année suivante, il fut promu, en 1845, au grade de colonel du génie, puis à celui de général de brigade, 19 avril 1848, et devint en même temps gouverneur de l'Ecole polytechnique.

D'opinions républicaines, conseiller municipal de Metz depuis 1830, et conseiller général de la Moselle, il fut élu, le 23 avril 1848, représentant de la Moselle à l'Assemblée constituante, le 2e sur 11, par 93,537 voix (97,423 votants, 111,534 inscrits). Il fit partie du comité de l'instruction publique, et vota:

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- pour les poursuites contre L. Blanc et Caussidière,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'impôt progressif,
- contre l'incompatibilité des fonctions,
- contre l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- pour la proposition Rateau,
- pour l'interdiction des clubs,
- contre la demande de mise en accusation du président et des ministres.

Non réélu à la Législative, il se consacra exclusivement à ses travaux d'hydraulique, au perfectionnement de sa théorie des polaires réciproques et des figures homologues, publia, en 1852, un Examen théorique et critique des principales théories concernant l'équilibre des voûtes, et fut élevé, le 9 juillet 1853, à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur. En mourant, il légua à l'Académie des sciences une somme de 25,000 francs destinée à la fondation d'un prix annuel pour le meilleur travail français ou étranger sur les mathématiques pures ou appliquées.