Auguste, Joseph, Melchior Portalis

1801 - 1855

Informations générales
  • Né le 18 mars 1801 à La ciotat (Bouches-du-Rhône - France)
  • Décédé le 28 janvier 1855 à Plombières (Vosges - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 29 juillet 1831
Département
Var
Groupe
Extrême gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 8 septembre 1831 au 25 mai 1834
Département
Var
Groupe
Extrême gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Gauche
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1831 à 1834 et de 1837 à 1842, représentant du peuple en 1848, né à la Ciotat (Bouches-du-Rhône) le 18 mars 1801, mort à Plombières (Vosges) le 28 janvier 1855, fils du baron Portalis des Luchets, et neveu du premier président à la Cour de cassation, il fut d'abord attaché comme rédacteur au ministère des Cultes. Nommé, en 1823, substitut du procureur du roi près le tribunal de Meaux, il fut destitué l'année suivante pour avoir soutenu la candidature de La Fayette. Il entra alors au barreau, mérita, en 1826, un prix de la Société de la morale chrétienne pour son Mémoire sur la liberté des cultes, et, lorsque son cousin, M. Portalis, fut nommé garde des sceaux, obtint la place de juge au tribunal de 1re instance de la Seine.

Nommé, après la révolution de 1830, vice-président du tribunal de la Seine, grâce à la protection de Dupont de l'Eure, et, peu après, conseiller à la cour royale de Paris, il fut élu, le 5 juillet 1831, député du 2e collège du Var (Toulon), par 78 voix (157 votants, 232 inscrits), contre 72 à M. de Lamartine. Cette élection ayant été annulée, M. Portalis se représenta devant ses électeurs, le 8 septembre suivant, fut réélu par 84 voix (87 votants, 236 inscrits), prit place à l'extrême gauche, signa le compte-rendu de l'opposition en 1832, et échoua, aux élections du 21 juin 1834, dans le 2e collège de Seine-et-Marne (Meaux), avec 257 voix contre 316 à l'élu, M. Harrouard.

Il rentra à la Chambre aux élections du 4 novembre 1837, nommé dans ce dernier arrondissement par 341 voix (675 votants, 851 inscrits), et fut réélu, le 2 mars 1839, par 395 voix (745 votants). Il continua de siéger à gauche et vota pour les fortifications de Paris, pour les incompatibilités, pour l'adjonction des capacités, contre la dotation du duc de Nemours, contre le recensement.

Les élections du 9 juillet 1842 ne lui furent pas favorables : il n'obtint que 389 voix contre 424 à l'élu, M. Lebobe.

À la révolution de 1848, le gouvernement provisoire l'appela aux fonctions de procureur général près la cour de Paris ; il fut chargé, en cette qualité, de l'instruction judiciaire sur les événements du 15 mai ; mais ayant demandé à comprendre Louis Blanc dans les poursuites, il fut désapprouvé par le ministre, et contraint de donner sa démission le 5 juin.

Il avait été élu, le 23 avril 1848, représentant de Seine-et-Marne à l'Assemblée constituante, le 5e sur 9, par 68 170 voix (81 011 votants, 96 947 inscrits). Vice-président de cette assemblée, il vota souvent avec la gauche,

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- contre les poursuites contre Caussidière,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- pour l'incompatibilité des fonctions,
- pour l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- contre la proposition Rateau,
- contre l'interdiction des clubs,
- contre l'expédition de Rome ;

il combattit la politique de l'Elysée.

Il échoua dans le même département à l'élection partielle du 6 juillet 1851, à l'Assemblée législative, en remplacement de M. Aubergé décédé, avec 638 voix contre 22 979 à l'élu, M. Pepin-Lehalleur, monarchiste, 1 448 au général Imbert-de-Saint-Amand, 753 à M. Henry de Greffülhe et 395 à M. Aug. Luchet.

Il renonça dès lors à la vie politique.

On a de lui : La liberté de conscience et le statut religieux (1846).


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