Antoine, François, Eugène Merlin

1778 - 1854

Informations générales
  • Né le 27 décembre 1778 à Douai (Nord - France)
  • Décédé le 29 août 1854 à Eaubonne (Val-d'Oise - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Nord
Groupe
Conservateur

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1834 à 1837 et pair de France, né à Douai (Nord) le 27 décembre 1778, mort à Eaubonne (Seine-et-Oise) le 29 août 1854, fils de Merlin de Thionville (1762-1833), député de 1791 à 1798, et de Jeanne-Brigitte Dumonceaux, Eugène Merlin entra. au service en 1793, fut attaché à l'état-major du général Cambray, assista, en Vendée, à la défaite de Montaigu, devint sous-lieutenant au 18e hussards, et alla ensuite à l'armée du Nord et à l'armée du Rhin, jusqu'à la paix de Campo-Formio.

Capitaine en 1797, et aide de camp de Bonaparte durant l'expédition d'Egypte, il assista aux batailles des Pyramides et d'Aboukir, au siège de Saint-Jean-d'Acre, et fut envoyé comme plénipotentiaire auprès de l'amiral Sydney-Smith qui lui remit les journaux contenant le récit de toutes les défaites éprouvées par les armées du Directoire.

Il revint avec Bonaparte, et, après Marengo, fut aide de camp du général Dupont. Chef d'escadron en 1802, chevalier de la Légion d'honneur, il fit avec son régiment, le 4e hussards, les campagnes d'Autriche, de Prusse et de Pologne, et se signala à la prise de Lubeck.

Chevalier de l'empire le 28 juillet 1808, et colonel du 1er hussards en 1810, il fut envoyé à l'armée de Portugal, se distingua au combat de Sabuyal (3 août 1811), en mettant en déroute avec un seul escadron plusieurs bataillons d'infanterie anglaise, et reçut en récompense la croix d'officier de la Légion d'honneur.

Il se signala encore à la bataille des Arapiles, protégea la retraite et, dans Un. engagement très vif, fit prisonnier sir Paget qui commandait les dragons de la reine et quelques régiments de cavalerie anglaise. L'année suivante, il rejoignit la grande armée. Après Leipsig, où il montra une rare intrépidité, il devint commandant en second du 1er régiment des gardes d'honneur, puis colonel du 4e régiment de l'arme, et resta bloqué à Mayence en 1814.

Mis en non-activité à la première Restauration, il reçut cependant la croix de Saint-Louis en février 1815.

Aux Cent-Jours, il s'empara du fort de Vincennes que lui abandonna le marquis de Puyvert, fut fait major des chasseurs à cheval de la garde impériale, et eut à organiser le 2e régiment de l'arme dont il prit ensuite le commandement. Après le licenciement de l'armée de la Loire, il chercha à rejoindre son père en exil ; mais, monté à bord du navire américain l'Alice, il fit naufrage à l'embouchure de l'Escaut, le 24 février 1816, et ne rentra en France qu'en 1818.

Dénoncé comme complice de la conspiration de Nautil (août 1820), il parvint à échapper au mandat d'arrêt lancé contre lui, et fut acquitté au mois de février 1821 par la Chambre des pairs. Réintégré dans le cadre d'activité après la révolution de 1830, il fut nommé commandeur de la Légion d'honneur le 21 mars 1831, lieutenant général le 30 septembre 1832, fit la campagne de Belgique, assista au siège d'Anvers, et reçut, en 1834, le commandement de la 18e division militaire.

Elu, le 21 juin 1834, député du 11e collège du Nord (Avesnes) par 220 voix (427 votants, 530 inscrits), contre 205 voix à M. Taillandier, il siégea parmi les conservateurs.

Grand-officier de la Légion d'honneur en 1837, pair de France le 7 novembre 1839, il fut mis à la retraite, comme général de division, le 30 mai 1848.


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