Adrien, Charles, Marie de Mesgrigny

1778 - 1849

Informations générales
  • Né le 4 juin 1778 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 8 mai 1849 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Aube
Groupe
Indépendants
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Aube
Groupe
Indépendants
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Aube
Groupe
Indépendants
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Département
Aube
Groupe
Indépendants
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Aube
Groupe
Indépendants

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1834 à 1848, né à Paris le 5 juin 1778, mort à Paris le 8 mai 1849, fils de Louis Marie de Mesgrigny qui avait été député en 1789 et de Anne-Edmée Marchal de Sainscy, il entra au service à treize ans, comme sous-lieutenant surnuméraire au régiment d'infanterie du roi, qui fut licencié à la suite de la révolte de Nancy.

Sa famille ayant émigré, il fut arrêté comme suspect, et resta onze mois en captivité. Atteint, à sa sortie de prison, par la loi militaire, il fut envoyé en Vendée, dans les volontaires parisiens, où il passa lieutenant peu de temps après.

Libéré à l'époque du Consulat, il épousa, en 1802, la fille de M. de Rambuteau, et fut nommé écuyer de l'empereur, qu'il suivit dans presque toutes ses campagnes. Chargé, en 1810, d'aller annoncer à Vienne la grossesse de l'impératrice Marie-Louise, il fut créé baron de l'empire le 19 septembre 1810. Sa femme devint sous-gouvernante du roi de Rome, et accompagna l'impératrice jusqu'a l'abdication de Fontainebleau. M. de Mesgrigny fut ensuite aide de camp d'Augereau, et, aux Cent-Jours, reprit auprès de Napoléon ses fonctions de premier écuyer qu'il exerça jusqu'à Waterloo.

Il fut destitué à la seconde Restauration, et fut mis, pendant quelques années, sous la surveillance de la police. Maire de Brienne après 1830, et partisan modéré du gouvernement de Louis-Philippe, il fut successivement élu député du 2e collège de l'Aube (Bar-sur-Seine), le 21 juin 1834, par 148 voix (279 votants, 322 inscrits), contre 128 voix à M. Tramet fils; le 4 novembre 1837, par 186 voix (330 votants, 380 inscrits); le 2 mars 1839, par 221 voix (348 votants); le 9 juillet 1842, par 213 voix (364 votants, 434 inscrits), contre 78 voix à M. Rambourgt et 61 à M. Gerdy; le 1er août 1846, par 230 voix (389 votants, 436 inscrits), contre 159 à M. Rambourgt.

Nommé par M. Thiers inspecteur des haras, M. de Mesgrigny ne soutint que le ministère Thiers, repoussa la loi de disjonction et fut des 213 qui refusèrent leur confiance au cabinet Molé-Montalivet ; il vota contre la dotation du duc de Nemours, contre le recensement, pour les fortifications de Paris, et contre l'indemnité Pritchard. La révolution de 1848 l'éloigna de la vie politique. Fait chevalier de la Légion d'honneur le 18 juillet 1813, il en était devenu oficier le 23 mars 1814.

Date de mise à jour: février 2014