Jacob, Louis Dupont

1755 - 1823

Informations générales
  • Né le 9 décembre 1755 à Loches (Indre-et-Loire - France)
  • Décédé le 27 octobre 1823 à Saint-Maurice (Val-de-Marne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 2 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Indre-et-Loire
Groupe
Majorité
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 5 septembre 1792 au 19 mai 1794
Département
Indre-et-Loire
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1791, et membre de la Convention, né a Loches (Indre-et-Loire) le 9 décembre 1755, mort à Charenton-Saint-Maurice (Val-de-Marne) le 27 octobre 1823, il entra dans les ordres avant la Révolution, et fut abbé de Jumeaux.

Il abandonna le sacerdoce et devint maire de Perrusson, dans son département natal. Le 2 septembre 1791, il fut élu député d'Indre-et-Loire à l'Assemblée législative, le 9e et dernier, par 169 voix sur 259 votants. Il siégea dans la majorité, combattit le mode proposé pour la répartition et le recouvrement des impositions, exposa à ses collègues un plan pour l'administration des finances, fut envoyé, le 15 février 1792, en mission à Noyon (Oise), où des troubles venaient d'éclater, et parla encore sur la suspension des remboursements, sur l'organisation de la caisse de l'extraordinaire, etc.

Député à la Convention (5 septembre 1792), le 2e sur 8, par le même département, avec 373 voix (438 votants), il y débuta en présentant un projet pour « l'amélioration des revenus publics », et prononça, dans la séance du 14 décembre 1792, un long et curieux discours touchant l'instruction publique. Combattant l'opinion précédemment exprimée par Durand-Maillane, il s'attacha surtout à protester contre les « préjugés religieux, amoncelés depuis tant de siècles », et s'écria: « Quoi! les trônes sont renversés, les sceptres brisés, les rois expirent, et les autels des dieux restent debout encore !... Croyez-vous donc, citoyens législateurs, fonder et consolider la République française avec des autels autres que ceux de la patrie, avec des emblèmes ou des signes religieux autres que ceux des arbres de la liberté?... La nature et la raison, voilà les dieux de l'homme, voilà mes dieux ! » La majorité de l'assemblée et les tribunes couvrirent ces paroles d'applaudissements; mais « quelques membres », dit le Moniteur, « s'agitèrent avec violence, » et l'abbé Audrein se retira de la salle en disant : « On n'y tient plus! ». Jacob Dupont vota « la mort » dans le procès du roi, intervint encore dans un certain nombre de discussions, et donna sa démission le 30 floréal an II, en raison d'une maladie nerveuse qui dégénéra en aliénation mentale.

En l'an VI, il sollicita du Conseil des Cinq-Cents l'autorisation de disposer de la salle du Manège, pour y établir des cours d'agriculture, de morale, etc. Le Conseil vota l'ordre du jour.

Date de mise à jour: mars 2019