François, Louis, Esprit Dubois

1758 - 1804

Informations générales
  • Né le 22 avril 1758 à Colmar (Haut-Rhin - France)
  • Décédé le 12 octobre 1804 à Colmar (Haut-Rhin - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Haut-Rhin
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Haut-Rhin
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention et député aux Cinq Cents, né à Colmar (Haut-Rhin le 22 avril 1758, mort à Paris en 1828, était avocat à Colmar avant la Révolution. fournie officier municipal en 1790, il fut élu, le 6 septembre 1792, membre de la Convention par le département du Haut-Rhin, le 7e et dernier, avec 264 voix sur 405 votants. Il siégea parmi les modérés, et, dans le procès de Louis XVI, répondit au 3e appel nominal : « Je ne suis pas juge. Ce caractère n'appartient à aucun de nous. Si nous l'étions, il eût fallu en remplir les devoirs, il eût fallu suivre les formes. C'est comme législateur, chargé de veiller à la sûreté générale de la république, que je prononce. Je suis d'un département frontière, La guerre se compose de succès et de revers. Ah! s'il était possible qu'un revers amenât les ennemis jusque sur notre territoire, quelles représailles n'exerceraient-ils pas? Je vois dans Louis et sa famille un moyen de repousser les maux de la guerre, Vous vous l'ôtez en prononçant un arrêt de mort. Je vote pour la réclusion jusqu'à la paix. » Envoyé en mission près les armées du Nord et de Sambre et Meuse, il transmit à la Convention, le 6 floréal an III, le vœu du pays d'entre-Meuse-et-Rhin d'être réuni à la France. Le 20 prairial, il adressa ses félicitations à la Convention pour les journées de prairial; donna des détails (28 prairial) sur les avantages de la prise de Luxembourg; écrivit (7 messidor) qu'on venait d'y planter l'arbre de la liberté; exposa (4 thermidor) la haine de l'armée de Sambre-et-Meuse contre les royalistes. Elu, le 21 vendémiaire an IV, député du Haut-Rhin au Conseil des Cinq Cents, par 108 voix sur 137 votants, il fut envoyé, le 17 messidor an VI, comme commissaire pour organiser les départements de Cocyre, d'Atlantique et de la mer Egée (îles Ioniennes). Le 7 thermidor an VIII, le gouvernement consulaire le nomma substitut du commissaire général au tribunal de cassation, puis, le 24 nivôse an IX. commissaire général de police à Lyon. En 1805, il était devenu avoué prés le tribunal d'appel de Colmar. On perd sa trace depuis cette époque.


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