Gaston, Eugène, Elie Bozérian

1853 - 1899

Informations générales
  • Né le 16 juillet 1853 à Seine-port (Seine-et-Marne - France)
  • Décédé le 17 février 1899 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Loir-et-Cher
Groupe
Républicain
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 19 février 1899
Département
Loir-et-Cher
Groupe
Républicain

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 16 juillet 1853 à Seine-Port (Seine-et-Marne), mort le 17 février 1899 à Paris.


Député du Loir-et-Cher de 1893 à 1899.

Fils du suivant, Gaston Bozérian fit ses études secondaires au lycée de Vanves, puis au lycée Louis-le-Grand. Esprit ingénieux, il se fit connaître fort jeune par diverses inventions qui lui valurent l'attribution de Médailles à l'exposition universelle de 1878. Il imagina notamment des appareils de lessivage qui furent adoptés par l'armée et les grandes administrations publiques.

Ses études de droit terminées, il entra au Ministère de la justice où il devint chef de bureau.

Mais attiré par la politique, il se fit élire conseiller général du canton de Morée, dans le département du Loir-et-Cher que son père avait représenté au Sénat. Il fut toujours secrétaire de l'assemblée départementale où, à maintes reprises il développa sa conception de la répartition de l'impôt foncier des propriétés non bâties. Il fut également secrétaire de la Commission de révision de la loi de 1867 sur les sociétés, de la Commission d'élaboration du règlement des agents de change, de la conférence internationale pour la propriété industrielle, membre du comité de la libération conditionnelle, du comité de classement des transports, etc.

Dans sa profession de fois qu'il présenta en 1893 aux électeurs de Vendôme, il se déclarait partisan d'une politique d'économies financières et de simplification des services publics. Il demandait l'union de tous les républicains pour aboutir à la constitution d'un parti de Gouvernement qui assure la stabilité ministérielle, le maintien des lois militaires et scolaires, la défense des droits de l'Etat contre les empiètements du clergé, la séparation des Eglises et de l'Etat devant être considérée comme le régime de l'avenir. Il voulait développer les institutions de prévoyance et d'assistance mutuelle, assurer la protection de la viticulture et de l'agriculture nationales, etc.

Il fut élu le 20 août 1893, au premier tour de scrutin, par 9.407 voix contre 6.469 à M. de Possesse, député sortant, membre de la droite. Siégeant sur les bancs des républicains, il appartint à diverses commissions spéciales. Intervenant au cours de la discussion de la loi de finances de l'exercice 1896, il demanda la création d'une commission de contrôle des dépenses de l'Etat (1895). Il rapporta le budget de l'imprimerie nationale de l'exercice 1898, et à propos de la loi de finances du même exercice, souleva la question des droits de timbre des récipissés délivrés pour les colis agricoles (1898). Il déposa en outre deux propositions de loi : l'une relative à la responsabilité civile des Ministres (1894), l'autre concernant l'institution d'une caisse foncière en vue de faciliter la mobilisation des biens ruraux (1897). Réélu aux élections générales des 8 et 22 mai 1898, au deuxième tour de scrutin, par 11.015 voix contre 6.725 à M. de La Rochefoucauld, il appartint à la Commission des crédits et à celle du budget, pour l'exercice 1899. Son activité se ralentit ; il se borna à déposer une proposition de loi sur l'évaluation du revenu net des propriétés non bâties. Sa santé ébranlée, ne lui permit pas de donner sa mesure. Il devait mourir prématurément le 17 février 1899 à Paris, alors qu'il n'avait que 46 ans.

Le Président Paul Deschanel, en prononçant son éloge funèbre à la séance du 20 février, exprima les sentiments de regrets unanimes de la Chambre devant cette- disparition aussi subite qu'inattendue : « Gaston Bozérian, déclara-t-il, était, comme son regretté père, un homme de conscience et un laborieux... Il nous a été ravi dans la force de l'âge, au moment même où ses connaissances acquises, et un persévérant travail commençaient de le désigner pour de plus hauts emplois. »