Claude, Anne de Montbléru de Saint-Simon

1743 - 1819

Informations générales
  • Né le 16 mars 1743 à La faye (Charente - France)
  • Décédé le 3 janvier 1819 à Madrid (Espagne)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 30 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Angoulème (Type : Bailliage)
Groupe
Noblesse

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né au château de la Faye (Charente) le 16 mars 1743, mort à Madrid (Espagne) le 3 janvier 1819, il fit ses études à l'Ecole militaire de Strasbourg, passa dans le régiment d'Auvergne comme cadet, puis aux gardes du roi Stanislas, comme lieutenant-colonel en 1770, commanda, l'année suivante, le régiment de Poitou, en 1775 le régiment de Turenne, et passa au service de l'Espagne en 1780, après un court séjour à la Martinique.

Il prit part à la guerre d'Amérique, et, à son retour en France, devint, en mai 1783, gouverneur de Saint-Jean-Pied-de-Port.

Elu, le 30 mars 1789, député de la noblesse aux Etats généraux par le bailliage d'Angoulême, il protesta contre les réformes et l'abolition des titres nobiliaires, contre la violation du secret des lettres, particulièrement de celles qui lui étaient adressées, prêta, en 1790, le serment civique, sous le prétexte que la réaction pouvait changer la constitution qu'elle venait de donner, et signa les protestations de septembre 1791 contre les actes de l'Assemblée.

Il émigra ensuite en Espagne, y devint maréchal de camp (20 mai 1793), commandant du corps des émigrés (29 septembre), lieutenant-général (10 octobre), fut blessé à Irun, commanda en 1795 la légion de Navarre, et, l'année suivante, le régiment Royal-Bourbon, et fut nommé capitaine-général de la Vieille Castille.

En 1801, il prit part à la campagne contre le Portugal, et fut créé grand d'Espagne par Charles IV en 1803.

En 1808, il fut blessé à la tête des régiments de la garde à Madrid ; quand les Français se présentèrent devant la ville, il essaya de la défendre, fut fait prisonnier et condamné à mort par un conseil de guerre. Il obtint une commutation de peine et fut emprisonné dans la citadelle de Besançon où il reçut de sa fille, qui voulut partager sa captivité, les soins les plus touchants.

L'arrivée des alliés lui rendit la liberté, et Louis XVIII s'empressa d'annuler le jugement et de déclarer qu'il avait bien mérité pour sa fidélité à la maison de Bourbon.

M. de Saint-Simon retourna en Espagne, où Ferdinand VII le créa duc, capitaine général en octobre 1814, et colonel des gardes wallonnes en 1825. Il resta désormais étranger aux événements politiques.


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