Marc, Antoine, Alexis Giraud

1748 - 1821

Informations générales
  • Né le 30 septembre 1748 à Saint-Jean-de-Liversay (Charente-Inférieure - France)
  • Décédé le 20 août 1821 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 7 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Droite
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 octobre 1795 au 23 avril 1796
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, né à Saint-Jean-de-Liversay (Charente-Inférieure) le 30 septembre 1748, « du légitime mariage de Me Marc Antoine Giraud, avocat et sénéchal du comté de Benon et de Dame Geneviève Nadau » mort à Paris le 20 août 1821, il était juge de paix à la Rochelle, quand il fut élu, le 7 septembre 1792, membre de la Convention par le département de la Charente-Inférieure, le 9e sur 11, avec 366 voix (546 votants).

Il se montra l'adversaire des Jacobins, se prononça, lors du procès de Louis XVI, pour la détention de l'accusé, et, après le 9 thermidor, présenta un projet tendant à la suppression de la loi du maximum. Il s'occupa aussi des questions d'instruction publique, de douane, etc.

En février 1795, Giraud fut désigné par la Convention, avec Bourdon de l'Oise et Vardon, pour se rendre à Saint-Domingue en qualité de commissaire; mais ni lui ni ses collègues ne partirent.

Réélu, le 21 vendémiaire an IV, député de la Charente-Inférieure au Conseil des Cinq-Cents, à la pluralité des voix sur 304 votants, il y traita plusieurs questions financières et commerciales, fit voter un certain nombre de résolutions concernant les droits de douanes, les domaines nationaux, la taxe de guerre, la fabrique des pièces d'or et d'argent, etc., et donna sa démission le 4 floréal an IV.

En avril 1796, ayant définitivement accepté du Directoire une mission aux colonies, il se rendit à Saint-Domingue, avec Sonthonax, Raymond et Leblanc. Son administration fut, en 1799, l'objet des attaques les plus vives, et Vaublanc l'accusa de forfaiture et de dilapidation. Son rappel fut ordonné. Lorsque Giraud se présenta devant le Conseil, Tarbé et Vaublanc lui-même implorèrent en sa faveur l'indulgence de l'Assemblée : on fit remarquer qu'il avait fait un rapport important au Directoire, qui avait néglige de le communiquer; on représenta Giraud comme ayant été égaré par Sonthonax, et le député de la Charente-Inférieure ne fut pas inquiété.

Date de mise à jour: novembre 2019