François Baucheton

1749 - 1838

Informations générales
  • Né le 2 mars 1749 à Massay (Cher - France)
  • Décédé le 9 juin 1838 à Massay (Cher - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 26 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Berry (Type : Bailliage)
Groupe
Tiers-Etat
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 5 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Cher
Groupe
Plaine
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 15 octobre 1795 au 16 octobre 1796
Département
Cher
Groupe
Modérés
Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 11 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Cher
Groupe
Modéré

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée constituante de 1789, membre de la Convention nationale, député au Conseil des Cinq-Cents et représentant à la Chambre des Cent Jours, né à Massay (Cher), le 2 mars 1749, mort à Massay, le 9 juin 1838, il était avocat à Issoudun, quand il fut désigné par le bailliage de cette ville pour faire partie, comme membre de l'ordre du tiers, de l'Assemblée bailliagère du Berry, où il fut chargé de la rédaction du cahier des remontrances et doléances.

La manière dont il s'acquitta de cette mission le fit élire, le 26 mars 1789, par ses collègues député du tiers aux Etats-Généraux. Baucheton s'associa à toutes les manifestations de son ordre, et signa le serment du Jeu de Paume ; mais ce fut, dit M. Th. Lemas (Etudes sur le Cher pendant la Révolution) son seul acte d'énergie. « D'une nature timide et silencieuse, Baucheton manquait d'initiative et de volonté. »

D'après les documents parlementaires, il ne prit qu'une fois la parole à l'Assemblée constituante, pour demander que le siège de l'évêché de l'Indre fût établi à Issoudun. Sa proposition fut rejetée.

Après la session, Baucheton vint se fixer à Vierzon (Cher), où habitait son père, et dont les électeurs, à la fin de 1791, l'appelèrent aux fonctions de juge au tribunal du district.

Le 5 septembre 1792, l'Assemblée électorale du département du cher le choisissait, par 200 voix sur 213 votants, comme député à la Convention. Félicité sur sa nomination par le président de l'assemblée électorale, Baucheton répondit par ces paroles : « Je vous offre, messieurs, tout ce qui est en moi : voeux sincères pour le bonheur de tous les Français, une âme pure, une opinion tout entière à moi et dégagée de toute influence étrangère, respect pour les propriétés, amour sans borne pour ma patrie, fidélité à la nation, désir ardent de la liberté et de l'égalité, et dévouement entier aux intérêts de mes commettants. » (Archives du Cher.)

A la Convention, Baucheton siégea à la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vota la détention et le bannissement à la paix, l'appel au peuple et le sursis à l'exécution. Il salua avec joie le 9 thermidor ; ses opinions modérées le firent désigner, le 23 vendémiaire an IV, par le collège électoral du Cher (97 voix sur 201 votants) pour entrer au Conseil des Cinq-Cents; il y fit partie du comité chargé de l'examen des comptes.

Un an après, ses pouvoirs ayant pris fin, il fut nommé président de l'administration centrale du Cher et, prêtant serment de fidélité à la République, s'écria : « Je jure haine à la royauté, et comment les Français pourraient-ils ne pas la haïr, elle qui a causé tant de maux et pendant si longtemps à la patrie!... » (Bibliothèque de la ville de Bourges).

Successivement nommé accusateur public près le tribunal criminel du Cher, et commissaire du gouvernement près le même tribunal, il accepta le 18 brumaire, n'hésita pas à se rallier à l'Empire, fut fait, par Napoléon, membre de la Légion d'honneur et procureur général près la Cour criminelle de Bourges, enfin 1er avocat général, en avril 1811, lors de la réorganisation des cours de justice.

Il remplissait ces fonctions lorsque, le 11 mai 1815, il fut élu membre de la Chambre des représentants (Chambre des Cent Jours) par le collège de département du Cher. En informant le pouvoir central de cette nomination, le préfet du Cher signalait Baucheton comme « dévoué à l'Empereur ».

Waterloo n'empêcha cependant pas Baucheton de poursuivre sa carrière dans la magistrature. La royauté, à laquelle il avait juré « une haine éternelle », le nomma le 17 décembre 1818 conseiller à la Cour de Bourges. Il fut admis à la retraite le 29 janvier 1823, avec le titre de conseiller honoraire : son âge très avancé ne lui permit pas de se rallier à la monarchie de juillet et de servir un gouvernement de plus.