Eugène Aroux

1793 - 1859

Informations générales
  • Né le 21 octobre 1793 à Rouen (Seine-Inférieure - France)
  • Décédé le 17 octobre 1859 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 6 septembre 1831 au 25 mai 1834
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Droite
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Indépendants

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Fils de Michel Aroux qui avait siégé au Corps législatif sous l'Empire, député de 1831 à 1837, né à Rouen (Seine-Inférieure), le 21 octobre 1793, mort à Paris, le 17 octobre 1859, il fit ses études au collège de Sainte-Barbe et suivit les cours de l'Ecole de droit.

Avocat à Rouen à partir de 1815, il obtint au barreau quelques succès, s'occupa de politique et se fit un nom parmi les membres les plus actifs de l'opposition libérale sous la Restauration.

Le 28 juillet 1830, dès cinq heures du matin, il se rendait au Journal de Rouen, barricadait les portes de l'imprimerie, rédigeait et faisait composer, sous forme de lettre au préfet, une énergique protestation contre les actes du ministère. Trois jours après, il était élu secrétaire d'une commission municipale chargée d'administrer provisoirement la ville de Rouen.

Partisan déclaré de la monarchie de Juillet, il reçut du gouvernement (septembre 1830) le poste de procureur du roi à Rouen, et, à peine entré en fonctions, eut à réprimer un soulèvement des ouvriers de Darnétal. Appelé à la Chambre des députés le 6 septembre 1831, par le 8e collège électoral de la Seine Inférieure, avec 98 voix sur 176 votants et 379 inscrits, contre le général Athalin, 78 voix, puis réélu le 21 juin 1834, il vota généralement avec les conservateurs, non sans montrer, dans plusieurs occasions, une certaine indépendance. Il fut même (août 1832) destitué de ses fonctions de procureur du roi pour avoir fait adopter par le tribunal de Rouen cette opinion : que la présence officielle, obligatoire, des autorités constituées à une cérémonie religieuse, impliquait la reconnaissance d'une religion d'Etat, et conséquemment, méconnaissait les principes de la Charte de 1830. Rentré au barreau, ses confrères le choisirent pour bâtonnier de l'ordre.

À la Chambre des députés, M. Aroux prit une part sérieuse aux discussions d'affaires. Il fut l'un des auteurs de la proposition de loi sur les chemins vicinaux. Une autre proposition de loi sur les cours d'eau, formant un système complet, dont il donna lecture à la Chambre, fut renvoyée à l'examen d'une commission qui conclut à l'adoption. Il intervint dans les débats suivants :
- 1832, budget des Travaux publics et des Affaires étrangères ;
- loi sur la pêche de la baleine et de la morue ;
- 1833, loi sur l'organisation départementale, loi sur l'instruction primaire, dont il amenda l'article 15 ;
- 1834, projet concernant les crieurs publics, sur lequel il proposa un amendement; navigation de la basse Seine, vente des fruits et récoltes pendant par racines ;
- 1835, budget des Finances, loi sur les chemins vicinaux, à la rédaction de laquelle il contribua activement comme membre de la commission parlementaire chargée de l'examiner, et comme membre de la commission instituée par le ministre de l'Intérieur ;
- 1836, loi sur les justices de paix.

Il ne se présenta pas aux élections de 1837, et se consacra tout entier à des travaux littéraires : traductions de Thomas More, de Milton, de Dante et de l'Histoire universelle de C. Cantu.

Il a été fait chevalier de la Légion d'honneur le 30 avril 1836.

Date de mise à jour : juillet 2013