Abraham, Thomas Leseigneur

1759 - 1835

Informations générales
  • Né le 9 novembre 1759 à Saint-valéry-en-caux (Seine-Inférieure - France)
  • Décédé le 24 mai 1835 à Saint-valéry-en-caux (Seine-Maritime - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 13 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Seine-Inférieure
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 11 septembre 1819 au 9 mai 1823
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Opposition libérale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant à la Chambre des Cent-Jours, député de 1819 à 1823, né à Saint-Valery (Seine-inférieure) le 9 novembre 1759 « du légitime mariage du sieur Jean Baptiste Abraham Jacques Leseigneur, capitaine aide-major de la capitainerie de Saint-Valéry-en-Caux et de dame Angélique Thérèse Vasse », mort à Saint-Valery le 24 mai 1835, il était négociant dans cette ville et président du tribunal de commerce.

Le 13 mai 1815, il fut élu représentant du commerce et de l'industrie à la Chambre des Cent-jours, par 45 voix sur 55 votants. Conseiller général de la Seine-inférieure, il se vit destitué par la Restauration, qu'il combattit dans les rangs du parti libéral.

Envoyé à la Chambre des députés le 11 septembre 1819, par le collège de département de la Seine-inférieure, avec 1,482 voix (2,473 votants, 4,812 inscrits), Leseigneur siégea à gauche, vota contre les lois d'exception, contre le nouveau système électoral et parut quelquefois à la tribune. Le 26 avril 1820, il intervint dans la discussion de la loi des douanes et proposa, sans succès, l'abolition des droits sur les graines de lin.

Le 5 juin, il raconta les outrages faits l'avant-veille à plusieurs députés libéraux et particulièrement à lui et à son collègue Girardin : un chevalier de Saint-Louis qui criait Vive le roi! lui avait dit que Vive la Charte ! était un cri séditieux; on assommait ceux qui poussaient ce prétendu cri de sédition. Leseigneur conclut en demandant que toute discussion fût suspendue jusqu'à ce qu'il eût été fait une enquête et qu'on eût donné raison à la Chambre de ces excès.

Il parla encore, assez fréquemment, sur le budget, proposa de rattacher les consuls au ministère de la Marine, au lieu de les laisser au ministère des Affaires étrangères, réclama diverses réductions, et, lors du débat sur le budget des « voies et moyens », présenta de vives observations relativement à l'instruction publique, critiquant amèrement l'esprit qui présidait au choix des professeurs. « On ne peut voir sans peine, dit-il, qu'aujourd'hui les prêtres soient chargés de la moitié de l'éducation: seuls ils occupent la moitié des chaires. » Il proposa aussi l'établissement d'une maison de retraite pour les vieux professeurs.

Leseigneur opina avec la gauche constitutionnelle jusqu'en 1823, date à laquelle il quitta la vie politique. Il a été fait chevalier de la Légion d'honneur le 6 avril 1831.

Date de mise à jour: juin 2015