Charles Tarbé

1756 - 1804

Informations générales
  • Né le 19 avril 1756 à Sens (Yonne - France)
  • Décédé le 14 septembre 1804 à Cadix (Espagne)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 7 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 12 avril 1797 au 4 septembre 1797
Département
Yonne
Groupe
Clichyens

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1791 et au Conseil des Cinq-Cents, né à Sens (Yonne) le 19 avril 1756, mort à Cadix (Espagne) le 14 septembre 1804, frère de Louis Hardouin Tarbé, qui fut ministre des contributions en 1791, il était négociant à Rouen au moment de la Révolution.

Il en adopta les principes, devint officier municipal de la ville, et fut élu, le 7 septembre 1791, député de la Seine-Inférieure à l'Assemblée législative, le 9e sur 16, à la pluralité des voix. Il prit place parmi les modérés, fut membre du comité colonial, parla sur les troubles de Saint-Domingue, se prononça, contre Brissot, s'opposa à la loi sur les passeports, fut élu secrétaire au mois d'avril 1792, vota les 6 millions demandés pour les dépenses secrètes du roi, chercha à faire repousser, le 29 mai, le licenciement de la garde constitutionnelle du roi, s'éleva, avec force, le 4 juin, contre les dénonciations de Chabot, et, dans la discussion entre Grangeneuve et Jouneau, s'attira le blâme de l'Assemblée et 8 jours d'arrêts, pour avoir demandé des peines sévères contre tous les auteurs des voies de fait envers les députés.

Il se tint, après la session, en dehors de la politique. L'avènement du Directoire lui rouvrit la carrière parlementaire. Elu, le 23 germinal an V, député de l'Yonne au Conseil des Cinq-Cents, par 265 voix (303 votants), il fut membre du comité colonial et attaqua avec une telle vivacité les agents du Directoire aux colonies, particulièrement Sonthonnax et le secrétaire Maréc, qu'il dut se rétracter, mais obtint néanmoins le rapport du décret qui autorisait le pouvoir exécutif à envoyer des agents aux colonies. Partisan des Clichyens, il fut proscrit au 18 fructidor, et ne dut qu'à l'intervention de Hardy de ne subir que l’invalidation de son élection.

Il retourna alors à Rouen, s'occupa de négoce, et devint membre de la chambre de commerce de cette ville. Envoyé par cette chambre en Espagne pour y défendre les intérêts du commerce de Rouen, il mourut à Cadix, d'une maladie épidémique.