Jean-Baptiste Girot de Pouzol

1753 - 1822

Informations générales
  • Né le 19 janvier 1753 à Vodable ( - Généralité de Riom - France)
  • Décédé le 30 janvier 1822 à Le Broc (Puy-de-Dôme - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Présidence(s)

Présidence de l'Assemblée nationale
du 20 février 1800 au 7 mars 1800

Mandat(s)

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 22 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Riom (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Tiers-Etat
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 7 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Plaine
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 12 avril 1798 au 26 décembre 1799
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Modérés
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 29 novembre 1802
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, membre de la Convention, député au Conseil des Anciens et au Conseil des Cinq-Cents, député au Corps législatif en l'an VIII, né à Vodable (Généralité de Riom, France), le 19 janvier 1753, mort au Broc (Puy-de-Dôme) le 30 janvier 1822, il était « fils de M. Jacques Girot, bourgeois, et de demoiselle Magdelaine Maulhat ».

Il était avocat à Riom, quand il fut élu, le 21 mars 1789, député du tiers aux Etats généraux pour la sénéchaussée de Riom, par 202 voix sur 360 votants.

Partisan des réformes et des principes de la Révolution, il se fit remarquer parmi les plus ardents constituants, et prit part au serment du Jeu de paume et à la discussion sur la Constitution.

Nommé juge au tribunal du district d'Issoire le 8 octobre 1790, il devint, après la session, président du même tribunal, et fut élu, le 7 septembre 1792, membre de la Convention par le département du Puy-de-Dôme, le 7e sur 12, à la pluralité des voix, sur 620 votants.

Il siégea parmi les modérés, et, dans le procès de Louis XVI, répondit au 2e appel nominal :
« Comme je suis convaincu que les lois ne sont jamais mieux établies que lorsque le peuple les a sanctionnées ; que le meilleur moyen d'anéantir les rois est celui d'appeler les peuples pour prononcer sur leur sort, je demande le renvoi du décret sur Louis à la sanction du peuple. Je connais l'attachement du peuple à la révolution, je ne crains pas que ses ennemis l'égarent sur ses intérêts. Sa conduite passée me rassure sur les événements sinistres que l'on peut craindre : je dis oui. »
Au 3e appel nominal :
« Je vote pour la réclusion de Louis jusqu'à la paix et pour le bannissement ensuite à perpétuité de toute la famille. »

Peu après, il fut envoyé en mission dans l'Hérault et le Gard et, après la chute de Robespierre, fit un rapport contre plusieurs députés accusés de terrorisme.

Le 22 vendémiaire an IV, il fut élu député du Puy-de-Dôme au Conseil des Anciens par 410 voix sur 437 votants, et réélu, le 23 germinal an VI, par le même département, au Conseil des Cinq-Cents, où il proposa de supprimer les fêtes nationales, à l'exception du 14 juillet et du 1er vendémiaire.

Favorable au coup d'Etat de brumaire, il fit partie, le 19 brumaire an VIII, de la Commission intermédiaire des Cinq-Cents, et, le 4 nivôse suivant, fut choisi par le Sénat conservateur comme député du Puy-de-Dôme au nouveau Corps législatif, dont il devint président quelques mois après (20 février 1800).

Le gouvernement consulaire le nomma sous-préfet d'Issoire (8 frimaire an XI). Il sortit à ce moment du Corps législatif et ne rentra plus au Parlement.