Gilbert, Joseph, Gaspard Chabrol de Volvic

1773 - 1843

Informations générales
  • Né le 25 septembre 1773 à Riom (Puy-de-Dôme - France)
  • Décédé le 30 avril 1843 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 26 mars 1817
Département
Seine
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 25 février 1824 au 5 novembre 1827
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 24 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 3 juillet 1830 au 13 août 1830
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Opposition dynastique
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 30 avril 1843
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Gauche dynastique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Quatrième fils du député aux Etats généraux, député de 1816 à 1817, de 1824 à 1830, de 1839 à 1843, né à Riom (Puy-de-Dôme) le 25 septembre 1773, mort à Paris, le 30 avril 1843, il fut destiné au génie militaire.

Obligé au début de la Révolution, de faire campagne comme simple soldat, puis revenu dans sa famille, il fut emprisonné avec elle sous la Terreur; rendu à la liberté en 1795, il entra à l'Ecole polytechnique, avec le numéro 1 (1er nivôse an IV), en sortit le premier deux ans après, fut nommé, le 28 germinal an IV, ingénieur des ponts et chaussées, et, le lendemain, membre de la commission des sciences et arts, adjoint à l'expédition d'Egypte, et membre de l'Académie de Gênes. Il se ménagea peu dans cette campagne, et le bruit de sa mort courut même à Paris. A son retour, il collabora au grand ouvrage qui fut publié sur l'Egypte par les soins de la commission, et fit paraître en outre un volume estimé Sur les mœurs et les usages des Egyptiens modernes.

Napoléon l'envoya comme sous-préfet à Pontivy, où il dirigea les plans et l'exécution des monuments publics dont l'empereur voulait doter la ville nouvelle qu'il avait en vue; de là il fut appelé à la préfecture de Montenotte (31 janvier 1806) où l'empereur projetait aussi de grands travaux, et où le nouveau préfet traça et commença la belle route de la Corniche; ce fut à sa présence dans ce département que fut due en grande partie la décision de l'empereur de fixer à Savone la résidence du pape (1809-1810) ; M. de Chabrol sut en effet entretenir avec le souverain-pontife les relations les plus courtoises, sans se départir des rigueurs administratives qui lui étaient imposées. En congé à Paris, il publia une statistique de son département, qui fut considérée alors comme un modèle du genre. Au retour de la campagne de 1812, l'empereur, mécontent du préfet de la Seine, Frochot, appela M. de Chabrol à le remplacer (23 décembre 1814).

La Restauration le trouva à ce poste et l'y maintint malgré les détracteurs, auxquels Louis XVIII répondit un jour : « Chabrol a épousé la ville de Paris, et j'ai aboli le divorce » ; il le nomma, en 1814, conseiller d'Etat et officier de la Légion d'honneur. M. de Chabrol se retira pendant les Cent-Jours, et rentra en juillet 1815 à la préfecture de la Seine, où il demeura jusqu'à la révolution de 1830. Son administration ne fut pas sans éclat; il augmenta la dotation de l'assistance publique, acheva le canal de l'Ourcq, creusa les canaux St-Martin et St-Denis, construisit la Halle aux vins, les abattoirs, des ponts, la Bourse, des églises, le séminaire de St-Sulpice, les collèges Stanislas et Rollin, restaura la Sorbonne, créa un très grand nombre d'écoles primaires, fit composer et publier le recueil de tous les documents statistiques relatifs à Paris, mit à l'étude la canalisation des eaux, commença le réseau des égouts, institua des pensions pour les prix de Rome, encouragea les arts par de nombreuses commandes, et substitua aux décorations en mosaïque la peinture émaillée sur lave, dont l'invention lui est due et le fit entrer à l'Institut en 1820.

Il avait été élu député, le 4 octobre 1816, au Collège de département de la Seine, et fut renvoyé à la Chambre, le 25 février 1824, par le 2e arrondissement électoral du Puy-de-Dôme (Riom) puis, par le collège de département du Puy-de-Dôme, les 24 novembre 1827 et 3 juillet 1830.

La révolution de Juillet 1830 lui fit donner sa démission de préfet de la Seine et de député, le 11 août; il écrivit au président de la Chambre des députés : « Paris, 11 août 1830 « Monsieur le président, « Une santé altérée après 36 ans d'un service actif, et des sentiments profonds que ma raison a combattus sans pouvoir les vaincre, me forcent à prier la Chambre d'accepter ma démission. En rentrant pour toujours dans la vie privée, je fais les vœux les plus ardents pour la gloire et la prospérité de mon pays, qui ont été l'objet constant de ma pensée pendant ma carrière administrative.

« Veuillez, etc.

Le comte de CHABROL DE VOLVIC.

Il affronta cependant encore les luttes électorales aux élections générales du 2 mars 1839, et fut élu dans le 3e collège électoral du Puy-de-Dôme (Riom) par 132 voix sur 262 votants, contre M. Maignol, député sortant, 126 voix : il fut encore réélu le 9 juillet 1842 et mourut pendant la session. Il avait été mis à la retraite, comme préfet de la Seine, le 4 octobre 1836.