Claude, Antoine Rudel du Miral

1719 - 1807

Informations générales
  • Né le 20 septembre 1719 à Chauriat (Puy-de-Dôme - France)
  • Décédé le 18 juin 1807 à Orléat (Puy-de-Dôme - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 7 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention et député aux Anciens, né à Chauriat (Puy-de-Dôme) en 1719, mort au château du Miral, commune d'Orléat (Puy-de-Dôme) le 18 juin 1807, était fils aîné du juge châtelain de Vertaizon et de dame Marguerite Delots de Grandsaigne. Il étudia le droit à Bourges, se fit recevoir avocat au parlement de Paris, puis alla s'établir avocat à Thiers, où il épousa la fille aînée du président Buisson-Delarbre. Il occupa successivement à Thiers toutes les fonctions municipales, en vertu de l'investiture royale, avant la Révolution, et de l'investiture civique ensuite.

Le 7 septembre 1792, il fut élu membre de la Convention par le département du Puy-de-Dôme, le 8e sur 12, à la pluralité des voix sur 719 votants; il avait alors 73 ans. Il se rangea parmi les modérés. Cependant, au 3e appel nominal, pour le jugement de Louis XVI, il opina en ces termes :
« Je n'ai jamais pu concevoir la distinction qu'on prétend établir entre ceux qui appliquent la loi comme juges d'un tribunal et ceux qui l'appliquent comme représentants du souverain. La loi veut que les conspirateurs soient punis de mort, je vote pour la mort. »

Un biographe a peint son caractère politique, dans ce rapprochement entre les deux actes culminants de la Convention :
« Après avoir voté la mort du roi dans un sentiment de résignation douloureuse à ce qu'il croyait être le bien et l'intérêt de la France, il coopéra avec bonheur à la journée du 9 thermidor. »

Il prit une part active aux travaux des comités, particulièrement à ceux des pétitions, des dépêches et de la correspondance qu'il présida.

Le 4 brumaire an IV (25 octobre 1795), il présida le « corps électoral de France » comme doyen d'âge.

Il avait été élu, le 22 vendémiaire précédent, député du Puy-de-Dôme au Conseil des Anciens, par 270 voix sur 305 votants. Le Moniteur est muet sur son rôle dans cette législature, après laquelle il quitta la vie politique.